Le groupe La Poste profite de la crise pour accentuer le dumping social

Depuis le début de la crise sanitaire, la CGT n’a cessé de revendiquer la priorité à la santé et à la sécurité des agents. La CGT a toujours pris ses responsabilités sur les lieux de travail contrairement à l’entreprise.

Pour preuve encore aujourd’hui dans beaucoup de services, les agents ne sont pas équipés de masques, de gel, de gants, de lingettes désinfectantes et de plexiglas. Certains agents, par leurs activités, ne peuvent respecter la distance de 1 mètre.

La Poste doit garantir une protection maximale et sans concessions des postières et des postiers afin d’assurer en toute sécurité la continuité des missions essentielles de Services Public :

  • Le service universel de la distribution
  • La contribution à l’aménagement du territoire
  • L’accessibilité bancaire
  • Le transport et la distribution de la presse

La CGT a exigé dans le cadre de la distribution de la presse et du courrier, la mise en place d’organisations du travail qui permettent d’assurer ses missions 6 jours sur 7, tout en exposant le moins possible les personnels. Les organisations de travail, en alternance, un jour sur deux, proposées par la CGT permettaient de réduire le nombre de postiers sur les lieux de travail.

La CGT a aussi proposé de prioriser la seule distribution de la presse, des correspondances envoyées en prioritaire, des recommandés ainsi que les colis liés au médical et aux besoins sociétaux et sociaux des usagers. Moins d’objets à distribuer, moins de personnes présentes sur les sites au même moment pour moins de risques !

La Poste a fait le choix au bout de 2 semaines, unilatéralement d’imposer des organisations de travail 3 jours sur 6 (3 jours travaillés, 4 jours confinés) qui certes permettent aux agents de se reposer mais les oblige à être présents au même moment dans les services et bien souvent sans équipements de sécurité.

L’organisation de travail en 3 jours et la non priorisation des objets essentiels provoque une surcharge de travail avec notamment la distribution des colis et la mise à mal d’une des missions du service public à savoir la distribution de la presse.

Pour pallier, le groupe a fait appel à 3000 « volontaires » pour distribuer la presse le lundi et le mardi et renforcer les tournées des facteurs le mercredi dans certains territoires notamment sur la distribution des colis.

La Poste a fait appel à 1200 salariés de sa filiale Médiapost, qui avait été mis en chômage partiel, pour renforcer la distribution. Le groupe fait donc appel à des salariés qu’elle méprise à longueur d’année en leur imposant des conditions de travail déplorables (distribution avec leurs propres véhicules, multitude de temps partiels, convention collective de bas niveau).

Le Groupe est en dessous de tout depuis le début de la crise en matière de prévention et protection de la santé et de la sécurité de ses salariés. Par contre au travers de cette crise et sous-couverts de service public, il continue d’appliquer sa stratégie d’externalisation et d’abaissement des droits et garanties des salariés. C’est sournois, nos dirigeants essaient d’opposer les salariés du groupe entre eux avec pour intérêt de continuer le business entre patrons.

La CGT a des propositions, depuis toujours, sur le Service Public et sur les droits et garantie des salariés du groupe. Pour La CGT, tous les salariés du groupe doivent avoir les mêmes droit et garanties.

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Ce n’est pas aux salariés de payer la facture !

Dans le cadre du projet de loi d’urgence sanitaire, le Gouvernement, qui arrose de milliards les entreprises comme cela a déjà été le cas lors de la crise de 2008, tente en parallèle de présenter la facture aux salariés en répondant aux exigences du patronat, MEDEF en tête.
Les salariés pourraient se voir ponctionner des jours de congés, des RTT et autres repos compensateurs pendant la période de confinement, voire après celle-ci.
C’est inacceptable ! Les repos et congés sont des acquis sociaux de hautes luttes et nous ne céderons pas ces droits !
Comme si cela ne suffisait pas, le projet de loi permet également des dérogations au temps de travail (durée journalière, temps de repos, repos dominical). Accord collectif d’entreprise, de branche ou non !

Soyons unis et déterminés pour faire respecter nos droits à congés, jours de repos, durée du temps de travail … pour gagner de nouveaux droits, pour obtenir la satisfaction de nos revendications.

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Crise sanitaire et encadrement: mettre fin à l’injonction contradictoire

Dans la situation de crise sanitaire dans laquelle nous sommes, nos dirigeants, qu’ils soient du gouvernement ou de nos entreprises ont fait une fois de plus, le choix délibéré de l’activité marchande. Dans
ce choix, ils incluent le risque de pertes humaines. Mais l’assumeront-ils ? Certes pas.

Les déclarations des PDG des maisons mères, Orange, La Poste, Free ou Téléperformance restent sur des objectifs de business, tout en s’appuyant sur les notions chères aux salariés et citoyens de services rendus. En effet nous sommes redevenus brutalement
des services publics indispensables à la Nation. Les clients n’existent plus, ils sont redevenus abonnés ou usagers. Dans les faits, ces entreprises veulent absolument maintenir une activité la plus normale possible, en niant les problèmes de sécurité sanitaire
que cela peut provoquer. Ce n’est que grâce aux interpellations incessantes de la CGT en tout point du territoire et jusqu’aux sièges, que grâce à la construction du rapport de force avec les droits de
retraits notamment, que ces entreprises reculent….

Nous devons ensemble rompre avec cet isolement et ensemble, quel que soit le statut, affronter cette situation pour le bien-être et la sécurité de tous.C’est tout le rôle de la CGT.

Professionnellement engagés,
socialement responsables.
N’hésitez-pas à contacter la CGT

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