L’ouverture de négociations, une exigence pour les salariés de V.L.C

Les salariés de VIAPOST LOGISTIQUE CONNECTEE se sont fortement mobilisés lors de la journée de mobilisation du 17 juin dernier, avec l’exigence d’ouverture d’une négociation pour un accord permettant le reclassement des salariés au sein du Groupe La Poste, pour celles et ceux qui le désirent.

Le 17 juin, 90% de grévistes sur le site d’Hénin Beaumont dans le Pas de Calais, plus de 50% de grévistes sur le site de St Didier sur Chalaronne dans l’Ain, 50% de grévistes sur le site de Villeneuve d’Ascq dans le Nord. Rassemblements, communiqués et conférences de presse ont eu lieu devant les portes des entreprises.

La poursuite de l’action reste à l’ordre du jour avec l’objectif de gagner son élargissement au sein de tous les sites. Les réunions de Comités d’Entreprise commencent à se dérouler sur la présentation et la consultation du projet de rachat par l’entreprise Log’s.

Rappelons que des emplois sont menacés sur les sites du Nord Pas de Calais, l’Ain et la Saône et Loire. 150 salariés seraient menacés de perdre leur emploi, sans compter les intérimaires qui représentent en moyenne 50% des effectifs permanents !

Les directions tentent par tous les moyens de rassurer les salariés et se retranchent derrière les accords de Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences sur les éventuels accompagnements financiers.

Depuis quand les accords GPEC sont négociés dans le cadre de fermetures ou de rachat d’entreprises ? L’objectif d’une GPEC n’est-il pas notamment de prévenir les risques tant économiques que stratégiques des entreprises ?

Alors que des propos rassurants sont déployés par les directions, les salariés qui tentent de postuler dans le cadre d’un reclassement au sein du Groupe La Poste sont confrontés à d’énormes difficultés…..

La CGT exige l’ouverture immédiate de négociations afin d’obtenir un accord qui cadre les droits et garanties de l’ensemble des salariés qu’ils soient menacés dans leur emploi ou pas, qu’ils soient confrontés à la fermeture ou le rachat de leur entreprise.

Télécharger le communiqué

Le conseil d’administration adopte la nouvelle stratégie financière

La CGT vote pour le service public et le bien-être des postiers

Le 20 juin 2019, le conseil d’administration du Groupe La Poste a été consulté sur le projet « Mandarine » de désengagement de l’État du capital de La Poste.

Par son vote, la CGT s’est opposée à cette évolution du capital qui entraînerait une prise de contrôle du Groupe à 66% par la CDC (caisse de dépôt et consignation), l’État devenant minoritaire avec 34% des parts, car il s’agit en réalité d’une nouvelle étape importante qui serait franchie vers la privatisation du Service Public Postal.

La direction de La Poste et le Gouvernement, promoteurs de cette casse, accompagnés malheureusement par plusieurs organisations syndicales, mettent en avant l’intérêt de l’entreprise et in fine des postiers, le besoin d’argent pour investir et se développer, l’ambition de créer une banque assurance de premier ordre…

Des paroles qui n’engagent qu’eux-mêmes et qui masquent d’autres réalités.

Comme le milliard d’euros empoché par l’État par ce Monopoly financier pour mettre en œuvre sa politique d’imposture sociale et de cadeaux pour le patronat, ou encore les projets d’acquisitions à l’international dans le domaine du colis et de la logistique. Mais aussi l’investissement en masse dans la prise de contrôle et la monétisation d’activités de service public dans le domaine de la santé et des services à la personne, menaçant l’avenir d’autres salariés et Services Publics.

Derrière les tours de passe-passe dignes d’un Monopoly, se trouve une modification en profondeur de la finalité de la stratégie du groupe et de ses activités. C’est clair qu’une fois de plus ces choix capitalistes de privatisation du groupe la Poste ne visent qu’a offrir ce secteur indispensable à la vie sociale et économique, aux spéculateurs et aux rapaces de la finance.

Cette stratégie est actuellement contestée par la majorité des postiers et par la population victime de ces choix. Pour preuve, les nombreuses luttes gagnantes qui touchent plusieurs départements.

Ces luttes s’opposent:

  • Aux fermetures accélérées de bureaux de poste
  • À l’amplification du recours à la sous-traitance
  • Aux réductions d’horaires d’accueil
  • À l’aggravation des conditions de vie et de travail des postiers,
  • Aux fermetures de sites avec des licenciements comme dans les entreprises Viapost Logistique Connectée, Docapost… et une généralisation de la précarité de l’emploi !

Pour la CGT, le projet Mandarine ne met pas fin à la lutte pour le service public postal, il ne la rend que plus nécessaire !!  La CGT appelle à l’amplification des luttes pour le développement du Service Public, de l’emploi et des salaires. Le Service Public Postal appartient aux salariés et Usagers ! C’est ensemble, que nous devons décider de son avenir, pour construire le Service Public Postal du XXIème siècle dont nous avons besoin .

Version imprimable

Anticiper et préparer l’action pour inverser la logique, dès la rentrée, AGISSONS ENSEMBLE

Alors que dans beaucoup de CSRH les agents font part de leur incapacité à traiter toutes les tâches dans de bonnes conditions, la DSRH persiste dans sa volonté affichée de productivité, en reprenant des emplois.

Le moyen qu’a choisi la direction pour ne pas mettre à niveau les effectifs, c’est de faire traiter un maximum d’activités en portefeuilles et de basculer petit à petit sur un traitement par flux des opérations.

Ainsi, ce sont 127 processus différents que le projet de schéma d’orientation prévoit de faire traiter en portefeuilles… quitte à organiser sciemment une dégradation des activités de paie que nous assurons.

La conséquence de cette politique, c’est un sentiment d’insécurité professionnelle qui s’accroît dans tous nos services et une perte de sens de notre travail générant un mal être porteur de risques psycho-sociaux.

 

L’objectif fixé est d’harmoniser les pratiques entre les différents CSRH,

Exigeons que cette harmonisation se fasse par le haut :

Prenons comme base de départ ce qu’il y a de meilleur dans chacune des branches, en termes de qualité de vie au travail, de qualifications, de formations et d’emplois…et imposons plus encore.

Télécharger le trct