Flash Cadres N°789

Rien n’est écrit d’avance !

La négociation syndicats/patronat sur la définition de l’encadrement, suspendue depuis la mi-mars, vient de reprendre dans un contexte de disparition de l’Agirc au 1er janvier 2019.

Si le changement d’interlocuteur du MEDEF n’aboutit pour l’instant qu’à l’organisation de bilatérales, la perspective de trouver une issue ambitieuse reste d’actualité.

Pour l’Ugict-CGT, qui a été reçue le 1er octobre dernier, cela marque « un frémissement de reprise ». Et même si l’on peut estimer repartir de « zéro après avoir perdu beaucoup de temps », selon sa secrétaire générale, M.J Kotlicki, cette bilatérale a permis de réaffirmer la nécessité d’une définition interprofessionnelle comme socle incontournable à toute déclinaison des accords dans les branches.

En effet, la notion d’encadrement n’est pas définie dans le Code du Travail stricto sensu. Ses contours reposent essentiellement sur la Convention fondatrice de l’Agirc en 1947, qui liste les bénéficiaires du statut cadre, sur un accord national interprofessionnel de 1983 et sur nombre de jurisprudences. Pour la CGT trois critères doivent prévaloir : la reconnaissance de la qualification, qu’elle soit universitaire ou issue du parcours professionnel, l’autonomie et la responsabilité.

En ce début d’automne où le mouvement social s’est invité visiblement dans nos villes, le 9 octobre dernier, réaffirmons aussi que pour les cadres, rien n’est écrit d’avance. Réaffirmons surtout que les cadres ont des attentes en termes de droits individuels et de garanties collectives.

Emparons nous de tous les outils disponibles, tracts, documents, consultation pour renforcer la démarche unitaire proposée par l’Ugict-CGT dans cette négociation…pour gagner !

FC789

 

La Poste – DSEM – VirtuOS,

VirtuOS, ou l’habilité de La Poste d’engendrer les tensions dans les bureaux de Poste.

Le projet informatique VirtuOS, que le Réseau essaie de déployer dans les bureaux de Poste, engendre des situations tendues pour le personnel dans les bureaux.

Déjà La Poste a été obligée d’arrêter le projet il y a un an, le système étant si peu fiable. Des bureaux de poste ayant basculé avec ce système applicatif ont fait marche arrière sous la pression des guichetiers qui menaçaient d’arrêter le travail.

Après une pose, le déploiement a été relancé. Si des améliorations ont été apportées, la fiabilité pour l’utilisateur n’est pas là. Perte des périphériques un jour, non démarrage du PC le lendemain….

Cette situation entraine des tensions entre les agents et l’encadrement dans les bureaux, le guichetier ne peux pas remplir sa mission auprès des usagers dans de bonnes conditions, les accrochages avec eux se multiplient.

Cette tension devient aussi palpable avec les techniciens de la DSEM. Régulièrement ils se font interpeller lors de leur passage dans le bureau pour du matériel qui ne fonctionne pas. Le technicien n’est pas en capacité de résoudre le problème, car celui-ci n’a pas été mis au cœur du déploiement de ce projet. La Poste n‘a pas prévu de plan de formation, le discours entretenu est de dire qu’il n’y aura plus « d’informatique dans les ATM ». tout se passera par télémaintenance !!!

 

DSEM TractSEPT 2018v2