vendredi 3 août 2012
Les retraités de toutes professions doivent faire entendre leurs exigences dans les négociations qui vont s’ouvrir à la suite de la conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012.
Et dans un même mouvement les retraités et retraitables de La Poste et France Télécom poursuivent leurs interventions auprès des Directions à partir de leurs revendications et en convergence avec celles des salariés en activité.
La CGT a pesé sur le contenu des chantiers de discussion à venir. Pour autant les urgences sociales comme la suspension des plans sociaux qui se multiplient sont restées sans réponse.
Le patronat et les financiers avec leurs relais dans les médias mènent leur offensive sur le coût du travail, contre toutes mesures touchant à leurs profits fabuleux.
Ces pressions ne sont pas sans effets sur le gouvernement qui reste enfermé dans la réduction de la dette, les contraintes budgétaires imposées par Bruxelles.
Les retraités refusent de payer une crise dont ils ne sont pas responsables
Les conditions de travail, la souffrance qu’elles génèrent accélèrent les départs en retraite et des pensions de 900 à 1100€ deviennent la norme comme les petits boulots pour compléter la fin de mois.
Les bas niveaux des salaires, les promotions insuffisantes rendent la vie à la retraite de plus en plus difficile.
Depuis de nombreuses années, la revalorisation annuelle des pensions est loin de compenser l’augmentation des prix des dépenses courantes des retraités. Ces pertes se cumulent avec les effets désastreux des différentes réformes de notre système de retraite.
Nous sommes face à une véritable urgence sociale au regard des drames sociaux vécus par des retraités ou veuves de retraités. Se soigner revient de plus en plus cher alors que la cotisation Mutuelle devient insupportable.
Combien vivent avec moins de 1700€ bruts, minimum de pension revendiqué par la CGT pour une vie décente à la retraite ?
Une augmentation immédiate de 300€ est le minimum revendiqué pour faire face aux dépenses incompressibles que sont le loyer, l’énergie, les assurances, la santé ….
Les revendications des retraités ne peuvent attendre au prétexte de la crise
La retraite n’est pas une aumône mais un droit chèrement acquis par le travail, par la création de richesses dont nous exigeons avec les salariés en activité une autre répartition. Les retraites ne sont pas un coût. Elles participent au développement de l’activité, à l’emploi avec les 279 milliards d’euros réinjectés dans l’économie. Des mesures concrètes et immédiates peuvent être prises pour changer le quotidien des retraités et retraitables : · 300€ par mois de rattrapage au titre de l’augmentation du coût de la vie, pas de retraite en dessous du SMIC à 1700€, la pension de réversion à 75%
· redonner toute sa place à notre système de protection sociale avec un financement fondé sur la prise en compte des richesses créées dans l’entreprise
· la reconnaissance et le financement par les employeurs de droits pour les retraité aux activités sociales et culturelles, leur participation financière à la cotisation Mutuelle des retraités
· la reconquête des services publics répondant aux besoins de tous Dès maintenant se mobiliser, se réunir, se saisir de la pétition pour multiplier les contacts entre retraités
Avec les salariés en activité de La Poste et France Télécom agir dans l’unité dès septembre,
Le 11 octobre 2012 manifester ensemble retraités de toutes professions,