lundi 17 janvier 2011
Nos revendications au travers des luttes que nous avons menées durant plusieurs années face aux restructurations incessantes en France ont trouvé écho en Tunisie. Les travailleurs tunisiens revendiquent un droit à un emploi décent assurant un revenu stable permettant à chacun de subvenir à ses besoins et de disposer de garanties en cas de perte d’emploi. C’est pourquoi nous soutenons la demande de la centrale tunisienne de création d’une caisse d’assurance chômage. La cgt Fapt Transcom se déclare solidaire des revendications des syndicalistes et du peuple tunisien qui aspirent à un régime démocratique, au respect des libertés publiques, de la presse et des médias, à l’indépendance de la justice et au respect des droits syndicaux, de manifester et de grève. Autant de droits bafoués par un régime à bout de souffle qui d’année en année a renforcé sa répression et son autoritarisme La situation vécue par les travailleurs tunisiens n’est pas éloignée de la situation vécue dans les centres d’appels Transcom en France. Les bas revenus, la pression sur les salariés, la détérioration des conditions de travail, la précarité et la baisse des garanties collectives sont autant de points de convergences que nous devons combattre tant en France qu’en Tunisie. Les événements en Tunisie, même si l’on pourrait se dire que c’est éloigné de nos préoccupations actuelles, ont pourtant une répercussion immédiate sur les centres français. La Tunisie traite les mêmes activités que les centres français, les difficultés de traitement liés au mouvement social tunisien va forcément impacter les activités que nous traitons en France entrainant un surcroit d’activité et ainsi engendrer un besoin de plus de personnel.
Aujourd’hui la politique de l’entreprise n’est pas au recrutement d’emplois stables mais plutôt au travail précaire et à l’utilisation d’heures supplémentaires voir complémentaires sur certaines activités. Il y a donc risque de dégradation encore plus forte de nos conditions de travail avec des incidences sur notre rémunération et notre qualité de vie.