vendredi 14 janvier 2011
Nos revendications au travers des luttes que nous avons menées durant plusieurs années face aux restructurations incessantes en France ont trouvé écho en Tunisie. Les travailleurs tunisiens revendiquent un droit à un emploi décent assurant un revenu stable permettant à chacun de subvenir à ses besoins et de disposer de garanties en cas de perte d’emploi. C’est pourquoi nous soutenons la demande de la centrale tunisienne de création d’une caisse d’assurance chômage. La CGT FAPT Transcom se déclare solidaire des revendications des syndicalistes et du peuple tunisien qui aspirent à un régime démocratique, au respect des libertés publiques, de la presse et des médias, à l’indépendance de la justice et au respect des droits syndicaux, de manifester et de grève. Autant de droits bafoués par un régime à bout de souffle qui d’année en année a renforcé sa répression et son autoritarisme. La situation vécue par les travailleurs tunisiens n’est pas éloignée de la situation vécue dans les centres d’appels Transcom en France. Les bas revenus, la pression sur les salariés, la détérioration des conditions de travail, la précarité et la baisse des garanties collectives sont autant de points de convergences que nous devons combattre tant en France qu’en Tunisie. Les événements en Tunisie, même si l’on pourrait se dire que c’est éloigné de nos préoccupations actuelles, ont pourtant une répercussion immédiate sur les centres français. La Tunisie traite les mêmes activités que les centres français, les difficultés de traitement liés au mouvement social tunisien va forcément impacter les activités que nous traitons en France entrainant un surcroit d’activité et ainsi engendrer un besoin de plus de personnel.
Aujourd’hui la politique de l’entreprise n’est pas au recrutement d’emplois stables mais plutôt au travail précaire et à l’utilisation d’heures supplémentaires voir complémentaires sur certaines activités. Il y a donc risque de dégradation encore plus forte de nos conditions de travail avec des incidences sur notre rémunération et notre qualité de vie.
Nous devons donc non seulement être solidaires du peuple tunisien mais aussi plus particulièrement de nos camarades transcomiens de Tunis, car si leur combat pour l’amélioration des conditions salariales aboutit cela nous donnera aussi l’exemple que les luttes menées sont bénéfiques pour tous. Nous le savons bien les dérives politiques européennes et donc françaises favorisent la mise en concurrence des salariés. La cgt défend fermement le principe de solidarité et notamment dans les luttes comme celle que nous menons chaque jour pour l’emploi stable, l’arrêt des restructurations, l’amélioration des conditions de vie et de travail, une protection sociale de haut niveau, des salaires décents. Le peuple tunisien qui se bat courageusement et dignement, a besoin de notre aide et de notre solidarité. Pour exiger le respect de notre vie familiale et privée, pour l’amélioration de nos conditions de travail et de vie, pour un travail décent, pour un salaire qui nous permette de vivre, pour la réponse aux revendications et aux besoins des salariés
BATTONS-NOUS POUR QUE NOS EMPLOIS ET NOS SALAIRES NE SOIENT PAS BRADES AU PROFIT DU CAPITAL EN FRANCE COMME EN TUNISIE ! Montreuil, le 14 janvier 2011
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