vendredi 31 juillet 2009
Ce cycle GPEC s’achève sur un cruel constat d’échec.
Depuis la mise en place de cet accord, nous avons subi la suppression de 1900 postes à la relation clientèle, puis 800 postes principalement dans les métiers techniques.
Le dernier rapport Sextant est à ce titre éloquent :
Partie prévention trop peu développée, Mauvaise gestion des risques sur l’emploi, Outil bien souvent limité à la gestion des évolutions individuelles, Des emplois menacés non gérés, Pas de suivi pluriannuel, Des orientations proposées vers des filières impasses, Des solutions parfois limitées au suivi d’un turn-over peut-être suffisant, Des actions trop souvent mises en œuvre au détriment du plan de formation (près de 2 cas sur 3), Un volet prévention trop peu développé,
De plus les différentes commissions ont travaillé dans des conditions difficiles, dans la précipitation et avec des informations incomplètes, voir fausses.
De nouveaux projets dont certains ne sont même pas présentés en CE (réorganisation de la direction commerciale entreprise, ou nouveau contrat de maintenance du réseau…) vont, outre la menace sur l’emploi, impliquer des mobilités géographiques subies et donc source de difficultés et de souffrances pour les salariés concernés. Dans d’autres cas, le développement des compétences a été remplacé par le recours aux CDD ou à la prestation comme dans le cas du projet P6 à la SRR. Ce sont des opportunités de prévenir des suppressions de postes déjà annoncées dans les commissions d’anticipation qui sont perdues.
De plus la stratégie de pression sur les sous-traitants pèse sur les emplois dans ces entreprises. Que ce soit aujourd’hui à Transcom ou à Téléperformance pour la relation clients et demain à SNEF pour les activités de maintenance, des centaines d’emplois sont menacés. Ces entreprises dont SFR est donneur d’ordre, ont proposé à leur personnel des modifications du temps de travail et de salaire au prétexte fallacieux d’éviter des licenciements. La raison officielle invoquée est entre autre la recomposition du secteur Télécom et notamment la fusion Neuf SFR, alors qu’ SFR représente plus de 80% de l’activité. Tout ceci qui revient en fin de compte à externaliser les suppressions d’emplois.
Ces réorganisations ont aussi des conséquences sur la santé des salariés. De plus en plus nombreux, ils nous font part de la pression qu’ils subissent, de l’augmentation de la charge de travail et du stress qu’ils vivent. Nous vous alertons sur cette situation qui conduit parfois à des actes irréparables. SFR pourrait demain être à l’affiche comme Renault, PSA ou France Télécom.
La CGT dénonce fermement l’attitude d’un Groupe qui, comme bien d’autres, ne connaît pas la crise, mais l’utilise pour justifier des coupes sombres dans l’emploi au mépris du personnel.
La CGT entend peser pour qu’à l’avenir, la prochaine GPEC devienne un outil au service du développement des salariés de l’entreprise et pas une arme de destruction massive des emplois à SFR et par répercussion dans les entreprises sous-traitantes.