lundi 8 mars 2010
Le 24 Février à l’appel des 7 organisations syndicales de retraités plus d’une centaine de rassemblements sur toute la France ont permis de mobiliser des dizaines de milliers de retraités dont ceux de la FAPT nombreux et actifs ! La rue reste un des moyens les plus visibles pour que les retraités puissent crier leur colère et leurs exigences afin de vivre décemment !
Ces manifestations entendaient peser entre autre sur la décision d’augmentation des pensions envisagée au 1er avril 2010 car les prévisions sont loin de satisfaire les besoins des retraités ! Oui les retraités veulent plus de pouvoir d’achat, une protection sociale de haut niveau accessible à tous, une meilleure répartition des richesses, une autre politique industrielle, créatrice de milliers d’emplois indispensables pour maintenir nos systèmes de retraite par répartition.
Pour ces raisons les retraités dont ceux de la FAPT sont décidés à poursuivre l’action et à prendre toute leur place dans la rue et dans les manifestations lors de la journée interprofessionnelle du 23 mars 2010 pour gagner !
Dans l’Hexagone, pas plus qu’ailleurs, les salariés, les populations refusent de payer les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
Les mesures prises par le gouvernement n’ont apporté aucune réponse aux urgences sociales. Allègements de « charges patronales », suppression de la taxe professionnelle, aides massives aux banques n’ont fait que restaurer et conforter les profits des entreprises, sans permettre une reprise de l’activité et une baisse du chômage. Et le patronat en redemande plus ! Gouvernement et patronat veulent aujourd’hui faire voler en éclat l’acquis social du droit à partir en retraite dès 60 ans au motif que nous vivons plus longtemps. Pourquoi faudrait-il qu’un tel progrès de société ne bénéficie pas à l’amélioration des conditions de vie ?
Faut-il accepter de travailler plus longtemps quand tant de jeunes sont exclus du monde du travail ?
Pour la CGT, la bonne réforme est celle qui assure, entre autre proposition, le droit à un départ à la retraite dès 60 ans Une réforme qui garantit la solidarité entre les générations, entre les professions dans le cadre du système par répartition.
Les profits réalisés début 2010 atteignent les records historiques de 1998. Par ailleurs, la destruction des emplois et les sacrifices imposés sur les salaires s’accentuent.
Pour sortir de la crise, préparer l’avenir, financer la protection sociale et les retraites, relancer la consommation des ménages, il faut augmenter les salaires, notamment porter le Smic, ainsi que le minimum de pension à 1 600 euros bruts. En retraite pourquoi gagner moins qu’en activité ? Il nous faut 300 euros mensuels tout de suite, comme à valoir sur une revalorisation générale des retraites, dans l’attente, garantir, préserver les emplois et le tissu industriel. C’est par le travail de millions de salariés que se bâtissent les richesses de notre pays. Sortir de la crise, préparer l’avenir, conforter nos services publics, assurer le financement des besoins sociaux, des retraites demande un autre partage de ces richesses. Il y a urgence !
Les retraités sont conscients que la bataille des actifs est leur bataille !
Les projets du gouvernement et du MEDEF n’ont pas pour but de favoriser les anciens retraités mais de porter des coups durablement à toutes les générations de retraités, celles d’aujourd’hui et celles de demain !