mardi 10 novembre 2009
Qu’avions nous écrit alors ? (extraits du tract)
« Une CGT qui prend ses responsabilités La situation créée par le succès des offres du CCUES imposait des mesures d’urgence, la demande étant très supérieure aux moyens financiers du CCUES. La CGT a pris ses responsabilités même si les décisions prises pouvaient être impopulaires. Sa seule volonté est d’assurer l’avenir des ASC.
On ne peut que s’interroger sur l’attitude adoptée par la CFDT, FO et CFTC. Elles ont disposé de toutes les informations, de tous les tableaux de suivi de dépenses.
Les règles d’attribution ont conduit en 2008, à une dépense supérieure de 4,9 millions par rapport aux sommes reversées par les CE au CCUES. La CFDT présidait alors la commission ASC.
A plusieurs reprises, la CGT avait tiré le signal d’alarme sur cette situation et le risque de déficit…
…Alors pourquoi les élus CFDT, FO, CFTC ont-ils voté contre l’audit ? …Pourquoi proposer des mesures 2010 dans la même logique que 2008 et 2009 ? Pourquoi vouloir mettre le CCUES en difficulté ? »
La vraie grande question : le financement patronal.
Le patronat n’a jamais accepté cet acquis des CE, issu de la Libération et du Conseil National de la Résistance. Il les tolère mais passe le plus clair de son temps à ne pas leur laisser la possibilité de peser sur les choix et orientations de l’entreprise, à découdre ou à faire découdre par les gouvernements leurs prérogatives économiques et sociales, et surtout à minimiser voire à rendre exsangues leurs moyens financiers , lesquels font partie intégrante des richesses créées.
D’évidence la contribution patronale à l’activité sociale est insuffisante pour répondre aux besoins de toutes et tous en général et à ceux des retraités en particulier.
La CGT revendique son augmentation et qu’elle soit portée à 1% du chiffre d’affaires. Et dans l’immédiat, le doublement de la contribution patronale dévolue aux retraités lors de la rétrocession aux CE
Mais cela ne s’obtiendra pas sans rapport de forces. Quels que soient la conviction et le plaidoyer de nos élus, il faut faire pression par l’action sur France Télécom.
Les retraités ne veulent pas simplement être reconnus au titre d’anciens salariés de France Télécom mais comme des retraités qui ayant contribué au développement de l’entreprise et à ses résultats (et quels résultats en termes de profits !) veulent prétendre naturellement, sans restriction, sur des critères d’attribution égalitaires, aux prestations du comité d’entreprise.
Pour cela ils exigent aussi l’inscription d’office lors du départ en retraite, au CE afin de garantir l’accès aux ASC et qu’ils puissent donner leur avis et avoir le droit de vote aux élections des comités d’établissements