mercredi 16 septembre 2009
Non à la privatisation de La Poste
Le projet de Loi de changement de statut de La Poste en société anonyme et d’ouverture de son capital a été adopté en Conseil des ministres le 29 juillet 2009 en vue d’être déposé devant le Parlement dés la rentrée, en procédure d’urgence. Face aux votes unanimes de l’ensemble des organisations syndicales, aussi bien le 3 juillet au Comité Technique Paritaire que le 16 juillet au Conseil Supérieur de la Fonction publique, le gouvernement est isolé et doit faire face, depuis de nombreuses semaines aux luttes qui se développent dans les services et avec la population et ses élus locaux. Dans le contexte de crise que nous vivons, plus que jamais, La Poste doit demeurer un service public de proximité et de qualité pour tous les citoyens, dans la complémentarité de ses activités et pour répondre aux besoins de la population tout en jouant un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire. La CGT appelle donc les postiers à continuer d’exprimer fortement leur opposition au projet de loi et aux restructurations dans la mobilisation et sur toutes les actions, comme ils le feront de manière unitaire le 22 septembre. Nous appelons également les usagers à exprimer sous toutes les formes et, en particulier le 3 octobre 2009, au travers de la Consultation nationale organisée dans les communes, leur opposition à la privatisation de leur service public postal et d’exiger du Président de la République un référendum !
Halte au hold up des actionnaires !
La stratégie mise en œuvre par nos dirigeants vise à toujours mieux servir les actionnaires, quels qu’en soient les sacrifices. Cette gestion à courte vue est néfaste pour l’avenir de nos emplois, de nos conditions de travail, de nos salaires, pour l’avenir de l’entreprise et du droit à la communication. Cela se traduit déjà, année après année, par une véritable hémorragie dans les effectifs qui s’accompagne de pressions et de mobilités forcées pour pousser au départ. La recherche permanente de gains de productivité aggrave, jour après jour, les conditions de vie et de travail. La reconnaissance professionnelle reste aux abonnés absents. Comment pourrait-il en être autrement quand l’objectif de l’entreprise n’est pas la qualité du service rendu mais le cash pour les actionnaires ? Faire le choix d’attribuer pour le 1er semestre 2009 un acompte sur dividende de 0,6 €, par action alors que sur la même période 2 957 emplois ont été supprimés dans le Groupe et que les investissements ont chuté de 18%, va à contre sens de ce qu’il faudrait engager. Les besoins en communication sont considérables et nécessitent une autre ambition que la seule confirmation de choix qui ont conduit à la crise financière, qui sert aujourd’hui de prétexte à la remise en cause des emplois et des acquis des salariés des télécoms. En qualité de leader mais aussi de donneur d’ordre, le Groupe a un rôle à jouer pour dynamiser l’ensemble de la filière télécoms.