lundi 24 janvier 2011
La CGT ne laissera pas brader les conditions de travail et l’avenir des salariés, qu’ils partent ou qu’ils restent !
Lors de la négociation du 17 janvier, 4 organisations syndicales ont annoncé qu’elles signeraient le projet d’accord sur le PSE. La CGT, comme elle l’avait annoncé, ne sera pas signataire de cet accord, mais cela ne nous a pas empêché de batailler pour améliorer son contenu !
Lors de la négociation du 17 janvier, 4 organisations syndicales ont annoncé qu’elles signeraient le projet d’accord sur le PSE. La CGT, comme elle l’avait annoncé, ne sera pas signataire de cet accord, mais cela ne nous a pas empêché de batailler pour améliorer son contenu !
Des réorganisations dangereuses La CGT maintient son profond désaccord avec les réorganisations elles-mêmes, et a exprimé ses inquiétudes sur les conséquences pour la santé de l’ensemble des salariés. M. Jenn, président de Teleperformance France, a indiqué vouloir garder les salariés motivés, alors que nous sommes dans une entreprise où les salariés demandent à partir, c’est inquiétant ! Les effectifs, avant même les plans sociaux, ont fortement baissé. Malgré des recrutements, les départs ne sont pas tous remplacés ! L’attrition « naturelle » n’est pas qu’une question d’augmentation des licenciements disciplinaires, même si leur nombre et leur fréquence est alarmante, mais d’une politique sociale globale.
Des améliorations dans le reclassement… mais insuffisantes Toutes les suppressions de poste ne conduiront pas à des licenciements économiques avec des mesures de reclassement. Des baisses chez les conseillers sont prévues sur plusieurs sites, mais via l’attrition naturelle, donc sans indemnité ni aide au reclassement !
Lors des négociations, les interventions de la CGT ont permis notamment :
de retirer la condition de rendu d’avis de tous les CHSCT avant le 21 janvier pour l’attribution de l’indemnité complémentaire, sans quoi, même avec un accord signé, l’indemnité majorée n’aurait pas été versée
de faire valider par le salarié le projet professionnel qui servira de base au cabinet de reclassement et à la définition de l’offre valable d’emploi
de permettre le prolongement du reclassement de 1 à 3 mois dans le cadre d’une formation longue, même si cela reste loin de la revendication de la CGT de prise en charge et maintien d’une rémunération pendant toute la durée de la formation.
La mise en œuvre des réorganisations appelle l’implication et la mobilisation de tous !
Pour les volontaires au départ, comme pour les futurs licenciés, le calendrier est posé, et cela peut susciter un certain soulagement. Mais très vite de nouvelles questions vont se poser, sur les modalités pratiques des ruptures de contrat et des options de reclassement. Les militants CGT seront présents à vos côtés pendant cette période !
Pour les salariés des fonctions support et de l’encadrement qui restent en poste, la CGT a fait part à la direction de l’augmentation de la charge de travail, mais aussi de la diminution de l’autonomie et des marges de manœuvre depuis la création de l’UES. La fonction de ces salariés n’est pas d’appliquer mécaniquement des consignes, de respecter à la lettre des délais de mise en œuvre décidés ailleurs. Ce mode de fonctionnement nuit à la qualité du travail et des relations collectives des cadres et agents de maitrise, mais aussi des conseillers avec lesquels ils travaillent !
Pour les regroupements de sites, c’est le moment de se faire entendre de la direction sur l’organisation du travail : planification, méthodes de management, réunions d’équipe, rencontres entre salariés de sites d’origine différents… Il y a des choses à gagner, à améliorer !
Partout, il faut continuer à marteler nos revendications : plus de primes variables qui créent de la compétition et auxquelles personne ne comprend rien, mais un salaire fixe revu à la hausse pour tous, en production ou non, car toutes les fonctions sont importantes, des horaires qui laissent du temps pour vivre, etc.…