vendredi 23 décembre 2011
Depuis des mois Xavier (chauffeur Livreur) se plaignait d’être régulièrement insulté par un de ses collègues chauffeur. Toute la hiérarchie dont le chef d’agence était bien informée de cette situation mais rien n’a été entrepris pour que cela cesse. Il faut dire aussi que l’organisation du CAG était toute tournée vers la rigueur et les économies sur les coûts. Mois après mois, la charge de travail sur les salariés augmentait et cela dégradait les conditions de travail et l’ambiance. La nervosité entre salariés s’accentuait.
Les insultes et provocations se sont donc multipliées, puis les menaces… La veille des faits, excédé par ces agressions, Xavier est même monté dans le bureau du chef d’agence en présence de son chef d’équipe pour lui dire que cela devait cesser, qu’il ne le supportait plus…
Mais visiblement le chef d’agence devait être une nouvelle fois plus concentré sur ses coûts et les objectifs qu’on lui impose que sur le management de ses hommes. Alors, ce qui était prévisible est arrivé. Xavier s’est à nouveau fait insulter (fils de pute, bâtard), il a été menacé de mort (je vais te crever à midi après le boulot). Xavier a alors agit ou plutôt réagit, en homme tout simplement : Il a été trouvé son agresseur devant témoins et caméra, l’a saisi par le col pour lui demander d’arrêter ces insultes et ces menaces. Il ne l’a ni insulté ni bousculé ni frappé, la vidéo comme les témoins peuvent en attester.
Mais le chef d’agence, plutôt que d’endosser ses responsabilités et remettre en question son management a décidé courageusement de tirer dans le tas, de virer les 2 salariés sans préavis ni indemnité, 7 jours avant noël. BRAVO. On peut rappeler ici que le chef d’agence avait préalablement annoncé qu’il avait un véhicule (donc un chauffeur) de trop sur le parc...
Contre toute attente, le DRO et le RRH ont validé cette décision lâche. Xavier perd donc son emploi après 10 ans de travail assidu et consciencieux et le chef d’agence peut donc continuer à faire « tourner la boutique » à marche forcée... D’ailleurs ce jour là, une autre agression a eu lieu, un salarié a insulté et provoqué le chef d‘équipe pour qu’il se batte, plusieurs témoins ont du intervenir pour éviter l’altercation, qui n’était pas la première avec ce salarié qui s’est déjà battu dans l’établissement. Curieusement ce salarié n’a pas été licencié (réjouissons-nous !).
Enfin, pour couronner le tout, le chef d’agence a eu le cran de dire à Xavier le jour de son licenciement qu’il avait tout fait pour ne pas le virer mais que la DRH s’y était opposée pour être en cohérence avec l’autre licenciement (cela est d’ailleurs lisible dans la lettre de licenciement). Il a même ajouté qu’il pouvait le reclasser dans notre groupe Géopost ! Il faudrait peut-être que Xavier le remercie ?
La CGT sera aux cotés de Xavier dans toutes les actions qu’il entreprendra pour que CHRONOPOST répare le préjudice qu’il a subi. Chacun doit prendre ses responsabilités. Nous invitons les salariés à ne pas craindre leur Direction mais à s’organiser avec le syndicat de leur choix.