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Non à la fermeture des Agences Distribution à FT

septembre 2008

• Agence, Télécoms

Dans les directions territoriales des dizaines de projets de fermeture de boutiques sont annoncées ( 34 pour 2008). France Télécom continue à se désengager des villes petites et moyennes en substituant aux boutiques des mobistores. La prise de participation dans photo service et photo station vient accroître ce phénomène. La cible des boutiques devant être placée sur des zones de chalandise à fort potentiel. De fait cela entraîne des fermetures plus nombreuses des boutiques situées dans les zones rurales où les quartiers populaires.

Agences De Distribution France Télécom

Le 7 octobre faisons entendre nos revendications

Non aux fermetures des boutiques, Oui à l’intégration des réseaux partenaires.

Dans les directions territoriales des dizaines de projets de fermeture de boutiques sont annoncées ( 34 pour 2008). France Télécom continue à se désengager des villes petites et moyennes en substituant aux boutiques des mobistores. La prise de participation dans photo service et photo station vient accroître ce phénomène. La cible des boutiques devant être placée sur des zones de chalandise à fort potentiel. De fait cela entraîne des fermetures plus nombreuses des boutiques situées dans les zones rurales où les quartiers populaires. Cette annonce est d’autant plus inacceptable que France Télécom reconnaît que la qualité de service délivrée et le savoir faire de nos vendeurs est supérieur dans le réseau propre. La direction va même jusqu’à affirmer que « seules les boutiques FT savent vendre les offres complexes ou convergentes ». Alors pourquoi faire le choix de la franchisation ou de l’externalisation ? Pourquoi priver les populations des villes où sont fermées ces agences des nouveaux produits et du SAV afférents ? Pourquoi priver les salariés de France Télécom des emplois de proximité restant dans les petites villes ? La seule réponse apportée par la direction est une question de coût, un employé dans un réseau partenaire coûte 50 % moins cher qu’un vendeur en interne et on gardera en interne uniquement les localisations jugées stratégiques (ex : les Champs Elysées). C’est la fin de l’égalité de traitement des usagers. Les mêmes services ne seront plus délivrés sur tout le territoire par France Télécom (SAV par exemple). Pour la CGT, il faut garder nos boutiques mais aussi internaliser les mobistores, photo station et photo service pour améliorer les salaires et la formation des collègues et pour délivrer sur l’ensemble du territoire un niveau de service équivalent. Ce sont dans ces zones que les parts de marchés de France Télécom sont les plus fortes et c’est une façon originale de remercier nos clients les plus fidèles. La CGT soutient toutes les luttes et actions pour le maintien des boutiques en projet de fermetures comme à Aubagne et exige la présentation de ce plan national au CCUES et donc le gel des fermetures en cours. Elle combat l’idée avancée par la direction selon laquelle il y aurait 500 emplois de trop ! Elle appelle le personnel à chiffrer partout les emplois manquants et à exiger des embauches à temps plein.

Respectez le personnel ! ! !

Lors du CHSCT du 19 mars 2008 les élus de l’AD Ouest ont émis un droit d’alerte dénonçant notamment : « l’utilisation de la vidéosurveillance pour harceler les vendeurs ; le harcèlement sur la tenue vestimentaire (jean) par le Responsable de Secteur ; l’envoi de SMS sur le mobile personnel d’un agent pour aller voir un poste sans convocation ; l’ envoi de mails odieux sur des vendeurs ou des managers sur leurs placements ; les propos odieux pendant une réunion téléphonique (place de la charte déontologique) ; les pressions lors de l’entretien individuel pour la mobilité non choisie ; les convocations répétées de salariés pour des entretiens par le N+2 et le DRH. Au vue de ces faits les élus et les responsables syndicaux émettent un droit d’alerte pour danger grave et imminent selon Art L 231 -9 du code du travail. » Adopté à l’unanimité des élus et responsables syndicaux ( CFDT, CGT, SUD , FO, CFTC ).

La première réponse de la direction a été de nier l’évidence, de dire que ce droit d’alerte n‘était pas émis correctement car il ne comportait pas le nom des personnes concernées.

Pour les élus il est clair que cela concerne tous les salariés de l’Agence puisque tous sont soumis à ces pressions ou peuvent l’être. Ce droit implique que les élus signifient à la direction que si arrêt de maladie il y a, celui-ci peut être transformé en accident du travail. La direction devant veiller à la santé de ses agents, elle doit prendre toutes les mesures afin de préserver la santé mentale et physique de son personnel. La direction n’ayant rien fait de significatif pour faire cesser cette attitude, les élus ont demandé un CHSCT extraordinaire ; celui-ci se tient avec la présence de l’inspecteur du travail et du représentant de la CRAM. La direction, mal à l’aise, répond, entre autre avec la mise en place de « petits déjeuners sans la présence de managers ». On se croirait revenu à une autre époque où le roi recevait les doléances de ses sujets, l’ambiance est devenue telle que les responsables de secteurs ou de boutiques ne signalent pas les problèmes ( seul le KPI compte ! ) C’est le DUO lui-même qui vient chercher une info directement auprès des salariés pour pouvoir dire ensuite je m’occupe de vous ! Par exemple, dans une boutique suite à un problème de fermeture de caisse c’est une vaste enquête de type policière qui a eu lieu avec interrogatoire poussée de tous les personnels, puis après plusieurs mois, il s’avère qu’en fait le service enquête s’est déplacé pour rien et la direction a dû reconnaître que c’était dû à des erreurs de clôture de la journée (formation à revoir ?). Et pendant ce temps là, ce sont tous les salariés de la boutique qui ont mal vécu cette période avec troubles du sommeil et un mal vivre réel. Qui est responsable de ce stress ? Non ce n’est la Société, en général, comme voudrait nous le faire croire FT, c’est bien sa politique qui est responsable de cette situation ! Les profits de ce premier semestre sont là pour le prouver ( 8000 euros par agent de bénéfice reversé aux actionnaires) ; bref, c’est le personnel qui trinque !
- respect du personnel : quand on a dit non on ne veut pas être « volontaire » pour faire des heures supplémentaires ou travailler un jour férié, il n’y a pas de « volontariat managérial », ce n’est pas la peine de reposer la question : quand c’est non c’est non !
- respect du personnel : quand on a dit qu’on veut rester en accueil ce n’est pas la peine de revenir sur le sujet en culpabilisant les vendeurs sur leur soi- disant « faible PVV »
- respect du personnel : pas de SMS pour convoquer les agents à une réunion d’équipe ou une changement d’horaire ( pas de convocation par SMS sur téléphone privé le délai est au mini d’une semaine )
- respect du personnel : le jean doit être accepté par la hiérarchie comme une tenue acceptable pour les personnels des accueils, de même que la cravate n’est pas obligatoire (et heureusement !) ; à la CGT on pense que si une tenue est mise en place pour le personnel des accueils cela doit impliquer un lieu pour se changer ; et le temps d’habillement compris dans le temps de travail et le lavage des vêtements remboursé par FT ! ! ! ( code du travail). Dans tous les cas, nous demandons aux collègues de noter tous les faits et de les signaler à vos élus CGT qui ne manqueront pas d’en faire part à la direction en questions DP, en CHSCT, ou aux DS en vue de constituer un dossier pour l’inspection du travail et les prud’hommes et avec vous de se battre pour se faire respecter.

Agressions physiques et verbales, pas une fatalité.

Les massives suppressions d’emplois dans les services techniques et d’accueil téléphonique, la sous-traitance des activités, les restructurations perpétuelles, l’augmentation des objectifs de ventes…se traduisent par une baisse de la qualité du service rendu et une recrudescence des agressions verbales et physiques dans les agences commerciales. Face à cette augmentation significative, les élus CHSCT de Paris et des Hauts de Seine ont décidé de faire voter une expertise pour prévenir ce phénomène. De plus, nous avons constaté que la direction minimisait ces événements, entre autre, en ne remontant pas immédiatement les informations aux élus concernés. Il est important de rappeler qu’en cas d’agression (physique ou verbale) le salarié doit réclamer à son responsable hiérarchique la déclaration d’accident de travail qui doit être transmise à la CPAM dans les 48 heures suivant l’incident, puis informer les élus CHSCT afin qu’ils réunissent le CHSCT pour analyser cet accident. Enfin, prendre contact avec la médecine du travail. Bien souvent ces règles ne sont pas respectées par l’entreprise, car en fonction du nombre de déclarations d’accidents du travail, les cotisations patronales varient à la hausse et permet à la direction de ne pas reconnaître les conséquences de son organisation et choix dévastateurs pour les salariés.

Face à tous ces problèmes et bien d’autres (salaires, grilles horaires, congés…) saisissons nous de l’action nationale et internationale du 7octobre. En plus du préavis national, déposons dans chaque AD un préavis local pour faire avancer nos revendications.


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