jeudi 2 février 2012
Après avoir annoncé la fin des négociations salariales 2012 le 13 janvier dernier, La Poste à dû revoir sa copie une nouvelle fois et reconvoquer les organisations syndicales le 26 janvier 2012. C’est un nouveau revers pour elle qui, à l’origine comptait boucler et bâcler cette négociation obligatoire au plus tard le 20 décembre 2011. Confrontée à une montée en puissance des initiatives « salaires » dans les services et à un front syndical unitaire La Poste, enferrée dans un monologue social, a dû sortir de son mutisme pour espérer trouver des protagonistes à la signature de l’accord salarial 2012.
Même si, grâce à la mobilisation, La Poste a été contrainte de bouger tant sur la forme du dialogue social que sur le fond en revoyant ses propositions à la hausse, pour la CGT on est loin du compte.
Ainsi après s’être arc-boutée sur des premières propositions de revalorisations méprisantes pour les personnels (+ 1,5% en trois étapes) La Poste a du les revoir et proposer : +0,45 % au titre du rattrapage de l’inflation 2011 + 2,10% de revalorisation pour l’année 2012 (+0,70 au 1er avril et + 1,40 au 1er septembre).
Cela reste très insuffisant et très éloigné de la réponse aux besoins des postiers !
Malgré la mesure de rattrapage de + 0,45 % l’évolution des salaires des postiers pour l’année 2011 reste inférieure à l’évolution de l’inflation : Salaires 2011 : + 2,25 % (0,6 % en avril 2011 ; 1,2 % en septembre 2011 ; 0,45 % en janvier 2012)
Inflation 2011 : + 2,50 %Les + 2,10 % arrachés à La Poste pour l’année 2012 risquent fort d’être grignotés très rapidement par l’évolution de la hausse des prix. Les augmentations au 1er janvier 2012 (gaz + 4,4 %, mutuelles + 4,7 %, transports, loyers, TVA …) laissent présager des difficultés supplémentaires pour le pouvoir d’achat des postiers.
La Poste qui pourtant annonce une nouvelle fois des résultats au delà de ses prévisions les plus optimistes (entre 640 et 650 millions d’euros de résultat d’exploitation), refuse en retour une juste rémunération des postiers pour le fruit de leur travail.
Pire, La Poste doit faire un tour de passe-passe en modifiant les coefficients des grilles 1.2 et 1.3 afin que les salaires les plus bas ne soient pas en dessous du SMIC !
Consciente de la situation des postiers de plus en plus exposés à des fins de mois difficiles, voire à des situations de surendettement, elle a refusé de fournir tout bilan sur le sujet aux organisations syndicales.