mercredi 31 mars 2010
• 24 Février 2010
Les retraités, à l’appel de toutes les organisations syndicales avaient dans plus de 100 manifestations et rassemblements occupé le pavé pour exiger la revalorisation des pensions et des reversions. Les médias, habituellement peu enclins à couvrir l’actualité sociale, avaient relayé cette initiative et permis de faire éclater la vérité du niveau des pensions. L’appauvrissement des retraités n’est pas une invention de l’esprit syndical pour cultiver le misérabilisme. Cela existe et ça se sait dans les milieux les plus officiels.
• 23 Mars 2010
Plus de 800 000 manifestants dans le pays et des retraités en fort grand nombre. La CGT, dans cette journée unitaire, était au diapason des préoccupations des salariés et des retraités : développement de l’emploi, avenir des retraites, augmentation des salaires et des pensions, développement des services publics etc.
• Les 0,9 % au 1er Avril sont une double insulte aux retraités
A genoux devant le MEDEF, le gouvernement a fait sienne la déclaration de Laurence PARISOT selon laquelle « les entreprises n’ont plus de marges pour augmenter les salaires » et a donc décidé de « moderniser » les augmentations de pensions en les maintenant dans les étiages des années précédentes tout en gagnant 3 mois sur le calendrier et sans réindexer les pensions sur les traitements des fonctionnaires pour la fonction publique (et ce n’est pas les 0,72% en plus pour les retraites complémentaires qui vont changer la donne). Pour un préposé qui touche 1200 € par mois, cela représente 0,36 €uros par jour soit 1/2 d’une baguette de pain par jour. Pendant ce temps, les prix poursuivent leur flambée. L’augmentation du prix du gaz de près de 10 %, c’est plus de 10 fois l’augmentation des pensions. C’est 1 milliard d’euros de ponctionnés sur les ménages. Entre la suppression (provisoire ?) de la taxe carbone pour cause de protection de la compétitivité des entreprises et l’augmentation des tarifs du gaz, c’est tout bon pour les gros actionnaires.
• Des richesses en France, il y en a… Il faut juste les répartir autrement
La seule maladie du CAC 40, c’est la boulimie. Et comme si la crise le dopait, les profits des grandes entreprises ne connaissent pas la crise : 50 milliards d’euros en 2009. Les dirigeants de ces mêmes entreprises, si moralistes par ailleurs, roulent à fond la caisse sur l’or et s’octroient des augmentations dépassant le plus souvent les 10 %, se font des retraites chapeau mirifiques (13,1 millions d’€ pour PROGLIO). Les dividendes ont été multipliés par 3 en 10 ans. Assez de vouloir nous embobiner avec la concurrence, la compétitivité, la survie des entreprises, le coût du travail etc. Il faut arrêter le bras massacreur du couple gouvernement-MEDEF.
• Le pire : attendre.
Au lendemain des élections régionales, le gouvernement et le Président de la République ont clairement indiqué qu’ils ne changeraient pas de cap. Piqués au vif, et comme pour mieux se faire comprendre qu’ils sont au service des intérêts privés du capital, ils entendent aller plus loin dans leur politique antisociale. En particulier sur les retraites dont il faut bien saisir que la réforme voulue par eux et le patronat vise à précariser les futurs retraités tout en faisant reculer socialement les déjà retraités. La déroute électorale de la droite est aussi l’expression des mécontentements pour en finir avec des solutions d’alternance plutôt que d’alternatives aux attentes des gens. Il ne suffit pas de capter le social au sortir des urnes ; il faut y répondre durablement et résolument. L’heure est donc à ne rien lâcher des mobilisations pour imposer la négociation des revendications et enraciner la nécessité d’autres choix de société. Venez vous ajouter aux déjà plus de 4000 signataires de la pétition nationale de l’UFR FAPT CGT pour le pouvoir d’achat, Signez et faites signer. Prenez d’ores et déjà rendez-vous avec les manifestations du 1er mai Engagez-vous encore plus en adhérant ou en ré adhérant à la CGT. Notre avenir social se construit aussi avec une CGT autrement plus forte. Car si beaucoup dépend d’elle, de ses propositions revendicatives et d’action, de sa disponibilité unitaire, l’essentiel est entre les mains de chacune et chacun à participer à modifier la donne.
Montreuil, le 31 mars 2010