vendredi 6 janvier 2012
Alors que les négociations salariales annuelles sont en cours et que les
propositions de La Poste sont au ras des pâquerettes (1,6% en 3 fois
pour 2012), le Conseil d’Administration du groupe La Poste se prononce
pour la continuité du projet d’actionnariat des salariés.
Tous les postiers fonctionnaires et contractuels de la maison mère et des filiales françaises pourraient
être actionnaires.
Un actionnariat aux multiples dangers avec :
L’augmentation de la part aléatoire des rémunérations qui bride
les augmentations de salaire
L’instauration de nouvelles inégalités de rémunération entre les
salariés
L’aggravation de l’individualisme patrimonial contre les systèmes
de solidarité
Les emplois seraient encore plus considérés comme première
variable d’ajustement avec la nouveauté que les salariés
actionnaires voteraient eux même en Assemblée Générale des
exigences de rentabilité toujours plus élevées.
On toucherait alors au paradoxe de ceux qui voteraient leurs
propres suppressions d’emplois.
La porte ouverte a une future cotation en bourse et donc
l’aggravation de la privatisation
Un actionnariat au rabais avec :Le transfert d’une partie du risque propre aux investisseurs vers les salariés sans leur conférer aucun pouvoir décisionnel sur les projets de La Poste. A ce titre La Poste envisage 2% du capital aux actionnaires salariés ; Il faut 3 % pour assurer la présence d’un représentant au Conseil d’Administration. Le coût de la mise en oeuvre couterait 100 millions d’’€, de nouvelles exonérations de cotisations pour La Poste et des moyens moindres pour le renforcement du service public postal La Poste dit « vouloir répondre à la volonté des parlementaires ». FAUX ! Le texte de loi du 9 fév 2010 l’envisage comme une possibilité mais en aucun cas comme une obligation.