mercredi 9 novembre 2011
Pour Jean Paul BAILLY le PDG du Groupe La Poste, l’actionnariat salarié rendu possible par la loi de février 2010 est « une grande priorité ! » Dès à présent, après « le feu vert enthousiaste » des deux actionnaires que sont l’Etat et la CDC, la direction de La Poste, s’attelle donc à une nouvelle augmentation de capital réservée aux salariés et qui serait un pas supplémentaire vers la privatisation.
La direction espère ainsi proposer aux postiers une participation de 1 % à 5 % en 2012 après la recapitalisation souscrite par l’État et la CDC contre l’avis des postiers, de la population et de nombreux élus locaux. Alors que la crise financière sévit tous les jours et que La Poste vient de perdre 158 millions d’euros sur les 6 premiers mois de l’année en lien avec la crise grecque, vouloir mettre en place l’actionnariat salarié à La Poste est une véritable provocation.
La volonté du gouvernement et de la CDC de mettre en place l’actionnariat salarié est porteuse de risques importants, de dégradations encore plus importantes des conditions de travail liées aux suppressions d’emplois auxquelles s’ajouteraient les possibilités de pertes de leur épargne avec un transfert sur le postier lui-même du risque de l’entreprise. C’est développer l’exploitation pour augmenter les profits des principaux actionnaires, tout en constituant une impasse pour les postiers.
La Poste est une entreprise où les bas salaires sont légions. Quelle épargne les postiers pourraient-ils investir !