jeudi 20 mai 2010
Dans un contexte de crise économique et sociale, impactée par les effets destructeurs de l’industrialisation et par les conséquences dévastatrices de la mauvaise utilisation des nouvelles technologies sur l’emploi ; La Poste cherche coûte que coûte à accroître ses résultats financiers en intensifiant le travail des postiers. Des postiers qui refusent, parce qu’elles ne sont pas acceptables, les organisations du travail non négociées, fluctuantes et déstabilisantes qui dégradent la qualité de leurs emplois et de leurs conditions de travail en portant atteinte : à leur santé, aux 35 heures, à leur équilibre vie professionnelle/vie personnelle. La recherche effrénée de productivité et de baisse des coûts se fait sur le dos des postiers. Les postiers en reclassement, de plus en plus nombreux, sont gagnés par une inquiétude anxiogène légitime. Alors qu’il y a urgence, La Poste est en "panne sociale" ! C’est le constat amer que font les postiers et leurs organisations syndicales. Il est plus que temps d’instaurer un dialogue constructif qui engage La Poste… Les organisations syndicales CGT, CFTC, CFDT et SUD de La Poste exigent :
• L’instauration d’un dialogue social loyal et durable.
• L’emploi nécessaire à l’accomplissement des tâches et l’arrêt des réorganisations qui suppriment, de manière exorbitante, les postes de travail, dégradant ainsi les conditions de travail et mettant en risque la santé des postiers.
• une réelle et indispensable négociation sur la santé et le bien être au travail dégageant des moyens visibles et un plan d’actions volontariste sur les pénibilités, les risques psychosociaux et la prise en compte de la vie personnelle dans les organisations et les nouvelles activités.
• La pérennisation de l’unité du Groupe La Poste qui, avec la complémentarité, la diversité de ses métiers et par la valorisation des compétences internes, est seule capable de garantir un emploi à tous les postiers. L’arrêt de l’externalisation d’activités entières vers les filiales ou, et les sous traitants.
• Que les postiers puissent opérer un réel choix en matière d’organisation du travail.
• La reconnaissance institutionnelle des droits d’expression et d’alerte des personnels.
• La préservation du pouvoir d’achat des postiers.
Les organisations syndicales CGT, CFTC, CFDT et SUD réaffirment l’attachement qu’elles portent au système de retraite par répartition et au maintien des droits et garanties de l’ensemble des postières et postiers en la matière. Elles rappellent que l’emploi en quantité et en qualité (qualifié, reconnu et valorisé) doit être la priorité des priorités pour redonner du sens au travail. Qu’une plus juste répartition des richesses, que la réduction des inégalités, l’égalité entre les Femmes et les Hommes au travail s’impose aussi pour garantir à tous un bon niveau de vie en retraite. Pour toutes ces raisons et dans un cadre unitaire,
les organisations syndicales CGT, CFTC, CFDT et SUD appellent les postières et postiers à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 27 mai 2010.
Le 27 Mai faites vous entendre
(Assistant Crédit Immobilier)
L’un des sujets de la CDSP du 14 avril était l’évolution de la fonction d’Assistant Crédit Immobilier. Notre revendication était au minimum le 2.3 pour tous avec une prime.
En effet, lors de notre formation il y a un an, il nous a été promis une revalorisation de la fonction au minimum en 2.3. Nous sommes toujours 2.2 à ce jour. Pour une partie, nous étions assistants CSI-CSP depuis plusieurs années et on nous promettait déjà le 2.3. Nous avons une multitude de tâches, une grosse charge de travail, si absence ACI, plus de CSI à gérer (exemple : 16 CSI ). Nous avons des connaissances en matière de crédit, des compétences, nous répondons aux questions techniques des clients. Nous sommes autonomes et avons la confiance de nos DCB.
MAIS :
Nous n’avons aucune reconnaissance,
Pas de prime qualité,
Pas de part variable,
Pas de participation aux résultats auxquels nous contribuons largement,
Pas de possibilité d’évolution de carrière,
Pas de retour possible à l’Enseigne,
La Banque Postale a fait des bénéfices et faire passer 83 ACI en 2.3 (29 le sont déjà à titre personnel) ne lui coûterait pas cher.
Malgré ces arguments, les dirigeants de La Poste ne veulent rien entendre. Ils refusent le 2.3 pour tous les ACI et annonce une RAP en octobre (mais aucun chiffre) qui serait lié en partie à la « quickplace » (suivi clients, suivi des clients avec projets non matures et contreparties).
L’évolution de la fonction ACI est pour eux liée à une future réorganisation de la filière crédit immobilier.
Le gouvernement porte atteinte aux droits à retraite des jeunes apprentis. Ceci aura des conséquences pour la retraite d’une grande partie des commerciaux car beaucoup sont issus de l’apprentissage.
Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de projeter, par un simple arrêté, la modification du calcul des cotisations de Sécurité Sociale des apprentis. Ce qui conduirait à une perte des droits à retraite pour 30% des jeunes. La moitié perdrait 2 trimestre, l’autre moitié 1 ; ceci pour une économie de 70 millions d’€uros !
Ce projet rentre en totale contradiction avec tous les beaux discours sur le développement de l’apprentissage.
On ne peut pas accepter une diminution des droits des jeunes, déjà très largement confrontés à des problèmes de précarité et de bas salaires. La CGT fera tout pour que ce projet d’arrêté n’aboutisse pas et se battra pour que les années d’apprentissage, de stage soient entièrement validées.
C’est une raison supplémentaire pour les commerciaux de se sentir pleinement concernés par la retraite. Même si la plupart sont jeunes et que ça parait loin, c’est aujourd’hui que nous préparons notre retraite de demain, c’est donc aujourd’hui que nous devons défendre notre système de retraite.
Pour cela la CGT fait des propositions et notamment un taux de remplacement au minimum de 75%, pas de pension inférieure au Smic, un âge légal de départ à 60 ans à taux plein, validation des années d’études et de toutes les périodes de recherche d’emploi, …
Pour satisfaire ces revendications, le financement doit garantir l’avenir en répondant au défi démographique, en mettant l’emploi en priorité, en réformant le financement de la protection sociale
Suite à de nombreuses interpellations nationales et départementales, les responsables de la DTELP Maine Anjou ont mis en place une commission sur les forces de ventes en fin d’année 2009. Les fort mouvements d’action de commerciaux (avec toujours plus de grévistes) ont conduit à cette mise en place.
C’est pourquoi, les syndicats départementaux CGT FAPT du Maine et Loire, de la Sarthe et de la Mayenne ont fait parvenir aux commerciaux de la DTELP des questionnaires afin de leur donner la parole et d’exiger auprès de dirigeants la satisfaction de nos revendications lors de cette commission. Nul besoin de mandater une société extérieur de « consulting », il suffit d’écouter ce que n’a de cesse répéter la CGT et ce qu’ont répondu les forces de ventes dans ce questionnaire.
Les commerciaux unanimes en ont ras le bol. Ils pointent très simplement :
la surcharge de travail,
leur déroulement de carrière inexistant,
la diminution du commissionnement et leur faible rémunération,
trop d’administratif (1 heure/jour hors RDV),
un objectif de RDV jours trop élevé avec un maximum demandé à 4 voir moins pour les itinérants…
Ils exigent quasi majoritairement un changement de filière.
Concernant l’analyse du commissionnement, les mots qui reviennent sont : pervers, incohérent, indiffère, injuste… La très grande majorité réclame aussi un treizième mois, un salaire de base COFI à 1 800 €uros bruts et COCLI 2 400 €uros bruts.
Avec nos questionnaires, l’analyse est sans équivoque. Pas besoin de scénariser des PROFILS tous moins probables les uns que les autres (confère « THE questionnaires » parvenus sur les boîtes vendeur LBP), la CGT FAPT portera les propositions des vendeurs de la DTEP Maine Anjou.
Le collectif national force de vente vous invite toutes et tous à répondre massivement à la motion qui vous a (ou va) vous être adressée afin, là encore, de porter votre parole dans les instances nationales de La Poste. Exigeons donc avec encore plus de forces la satisfaction de nos revendications, notamment salariales et de santé au travail (emploi, conditions de travail et de vie, organisation du travail, retraite :
Agissons tous ensemble pour contraindre nos dirigeants à l’ouverture de réelles négociations.
Egalité, le compte à rebours a commencé
L’employeur procède à certaines augmentations individuelles ou de coefficient. Mais à un rythme ralenti. Donc, la vraie façon de démontrer qu’il existe une réelle discrimination, c’est de comparer les parcours professionnels des femmes avec ceux d’hommes entrés en même temps ; aux mêmes coefficients, à un poste de valeur comparable et d’observer ce qui se passe quinze, vingt ans plus tard.
Ceci a été fait à la BNP. Suite à une expertise menée par la Halde (Haute Autorité de Luttes contre les Discriminations et pour l’Egalité), la BNP est condamnée à la réparation de l’intégralité du préjudice subi. A La Poste, nous avons obtenu l’élaboration d’un cahier des charges négocié avec les organisations syndicales.
A la lecture d’un échantillon de salariés à ancienneté et travail comparables, nous devons gagner ce constat des inégalités salariales.
Des cadres syndiqués CGT cela existe, et c’est possible… Au plan européen, la population cadre française affiche un taux de syndicalisation des plus réduits, là ou dans certain pays elle affiche des taux de l’ordre de 80%. D’autant qu’en France de plus en plus de cadres sont prêts à accompagner un mouvement social, mais n’osent pas franchir le cap. Parce qu’aujourd’hui ils ont peur de se syndiquer pour des raisons de plan de carrière et d’idéologie que l’entreprise lui demande d’avoir.
Comment les aider ? Comment vous aider ? Une classe privilégiée ? Pas du tout… La population des cadres subit aussi les restructurations, les licenciements, la pression, la baisse de la rémunération…le tout se traduisant par une dégradation progressive des liens avec l’entreprise. Pour pouvoir se faire entendre et crier votre désarroi, n’ayez pas peur du syndicalisme, bien au contraire, celui-ci sera le vecteur de votre force et le soutien nécessaire pour faire valoir vos positions tout en respectant votre statut et votre évolution.
C’est une année d’autant plus importante que les cadres vont porter à bout de bras, les changements que nos dirigeants ont choisis. Ils seront le vecteur et donc iront au front pour faire accepter les changements qui seront imposés tant aux collègues, qu’aux usagers. D’autres choix sont possibles et le droit de refus ne rime pas avec désobéissance. Nous sommes salariés et citoyens.
Syndiqués, vous ne serez plus seul et pourrez vous appuyer sur l’expertise de la C.G.T. pour faire valoir vos revendications et faire respecter le droit du travail, trop souvent bafoué par nos directions.
La C.G.T. et son U.F.C. (Union Fédérale des Cadres) est à votre disposition :
Via le site internet de la fédération : http://www.cgt-fapt.fr espace Cadres
Via l’Ugict (Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens) : http://www.ugict.cgt.fr
Pour la satisfaction de nos revendications
Les commerciaux y ont toute leur place…
La CGT a déposé un préavis spécifique national pour les commerciaux. Le 27 Mai faites vous entendre