jeudi 29 janvier 2009
Déjà plus de 3000 salariés de France Télécom, venus de toute la France, se sont portés volontaires pour joindre leur savoir faire à celui de leurs collègues de la région SUD Ouest sinistrée après le passage de la tempête Klaus.
Montreuil, le 28 janvier 2009
Communiqué de la Fédération CGT des activités postales et de télécommunications
Déjà plus de 3000 salariés de France Télécom, venus de toute la France, se sont portés volontaires pour joindre leur savoir faire à celui de leurs collègues de la région SUD Ouest sinistrée après le passage de la tempête Klaus. Il s’agit en effet de rétablir, au plus vite, et au mieux les liaisons téléphoniques interrompues.
La CGT, qui fait part de sa solidarité aux personnes et familles sinistrées, salue le véritable élan de solidarité qui s’exprime, ainsi que l’attachement qu’il représente au service public des télécommunications. Nul doute que la direction de l’entreprise mettra tout en œuvre pour que cet élan soit reconnu, tant en matière de compensation financière, que de conditions de travail ! En tout état de cause, la CGT sera aux cotés des salariés pour y veiller.
Cette situation pose dans le même temps de réelles questions :
Les abonnés s’interrogent : Pourquoi un tel délai pour réparer ? Les agents de France Télécom s’interrogent : Pourquoi un réseau dévasté à ce point et quel est son avenir alors que dans nombre d’endroits il porte encore les stigmates de réparations provisoires de la tempête de 1999 ?
Il ne suffira pas comme le font publiquement certains élus politiques, de stigmatiser « l’inconcevable et inacceptable blocage, même partiel au moindre incident climatique », et de déplorer « le retard considérable en France en matière d’enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques ».
Les solutions existent pour assurer le droit à la communication pour tous sur tout le territoire. Il y a besoin d’actes concrets s’attaquant aux causes profondes d’une telle situation.
La CGT, depuis des années, propose notamment :
L’appropriation publique des activités de télécommunications.
Le maintien et le développement des emplois et des activités au plus près des populations.
L’investissement, sans attendre, dans les moyens humains et matériels pour la conception, la construction, et l’exploitation en interne à France Télécom d’un réseau fibre optique jusque chez l’abonné sur tout le territoire et la généralisation de son enfouissement.
Bien évidemment, ces propositions nécessitent d’autres choix que la recherche obsessionnelle de la rentabilité au profit des actionnaires, qui se traduit depuis des années par des milliers de suppressions d’emplois, par l’abandon des activités techniques et le recours à la sous-traitance engendrant plus de précarité pour ces salariés.
Dans l’immédiat, la CGT salue à nouveau l’engagement de tous collègues des UI qui, malgré la dégradation de leur conditions de vie et de travail font le choix de servir l’intérêt général. Cette situation de crise et cette solidarité qui s’exprime ne peut en aucun cas servir de prétexte à la direction pour imposer une aggravation des conditions de vie et de travail de l’ensemble des salariés des UI travaillant sur le reste du territoire.
Contact presse : Christian Mathorel