lundi 14 février 2011
Pour La CGT, l’Égalité professionnelle c’est d’abord le résultat d’une égalité de recrutement, de salaire, de formation et de promotion. C’est aussi la prise en compte de tout ce qui peut influer sur le travail des Femmes et/ou sur les Femmes au travail, tels que les facteurs liés à la maternité ou au soutien familial des ascendants ou aux personnes porteurs de handicap dans la sphère familiale.
L’égalité professionnelle c’est aussi la reconnaissance, la prise en compte et la réparation des inégalités professionnelles passées qui ont pour conséquences de générer toujours plus d’inégalités et influent sur le futur, comme par exemple pour la retraite des femmes.
Une négociation qui peine à démarrer et pourtant il y a urgence !
C’est le 24 octobre 2007 que La CGT signait l’accord égalité professionnelle qui ouvrait la voie à la réduction des inégalités salariales, à une parité des promotions, en regard de la bande source et à la prise en charge par la direction des descendants et ascendants vivant au foyer pendant les temps de formation professionnelle.
Nombre d’entre vous ont pu bénéficier de ces mesures, qui certes, n’étaient pas à la hauteur de notre exigence première mais constituaient une avancée certaine.
Trois ans après la direction a les plus grandes difficultés à nous donner un bilan circonstancié. Les premiers chiffres dont nous disposons font apparaître un rééquilibrage des promotions, mais aussi une baisse globale de ces dernières, et surtout une difficulté majeure pour que les Femmes atteignent le statut de cadre supérieur. Elles sont majoritairement confinées dans les bandes C et Dbis. La part variable vendeur creuse toujours l’écart entre les revenus Hommes/Femmes.
Le taux de féminisation affiche un vrai recul en 2010 ! Si en 2009 nous étions à un peu plus de 37%, l’année 2010, année marquée par une reprise, certes modeste, mais néanmoins significative des recrutements, fait apparaître un taux de féminisation de seulement 31% ! La direction dit ne pas comprendre (sic !)
La CGT, elle, craint de comprendre et de voir ressurgir des vieux démons ! En effet à l’heure où les services fonctionnent à flux tendu en matière d’effectif, à l’heure où les entreprises ont le choix des candidatures à cause du chômage, recruter des femmes c’est se confronter aux absences liées à la maternité !
La pression exercée par l’obligation des résultats financiers avec sa variable d’ajustement : l’emploi, c’est-à-dire avec un sous effectif, conduit les managers à choisir des recrutements au masculin ! Et pourtant, les femmes sont la moitié de l’humanité, c’est loin d’être une diversité ! Elles sont également culturellement issues d’une histoire où dès 1910, la loi autorisait les femmes des PTT à prendre un congé de maternité de 8 semaines avec traitement (cela ne sera le cas qu’en 1928 pour le reste de la fonction publique) et où des 1927 l’égalité salariale des 2 sexes est reconnue aux PTT.
Un bilan objectif unité par unité ;
Une politique volontariste de recrutement des femmes ;
Un service spécialement dédié à l’Égalité Professionnelle ;
La poursuite des mesures de rattrapage des salaires des Femmes dans le cadre de l’égalité salariale et de l’ensemble des éléments de rémunération ;
Des mesures de correction des promotions notamment pour les salariées à temps partiel, et la reconduction des mesures pour les retours des différents congés de maternité, parental, d’adoption et de soutien familial ;
La prise en charge par la direction du différentiel de cotisation retraite entre temps partiel et temps plein, avec un rattrapage sur les 5 dernières années ;
La prise en charge par l’entreprise des cotisations retraite pendant les années d’étude ;
La prise en charge par l’entreprise des cotisations retraite pendant le congé parental ;
Un congé pré natal de 2 mois et demi et post natal de 4 mois ;
Un congé d’adoption de 6 mois et demi ;
La participation financière de l’entreprise pour les gardes régulières ou ponctuelles d’enfants (matins, soirs, mercredi, vacances scolaires…) ;
Une participation financière au logement dans le cadre d’une famille nouvellement monoparentale ;
La poursuite de la prise en compte financière des descendants et ascendants pendant les formations en présentiel ;
La poursuite de la prise en compte financière des descendants et ascendants pour les élus et mandatés lors des réunions éloignées de leur lieu de vie ;
Montreuil le 10 février 2011