vendredi 16 janvier 2009
Pour des augmentations de salaires tout de suite !
Mon salaire c’est mon développement durable
Les salariés, dont les cadres et cadres supérieurs, ne sont pas responsables de la crise et ce n’est pas avec de nouveaux sacrifices, acceptés ou pas par les salariés, qu’on pourra en sortir. L’heure n’est pas à mettre le couvercle sur les revendications, l’heure est à les faire entendre.
Pour sortir de la crise financière il est urgent d’investir dans l’emploi qualifié et bien rémunéré. D’après le dernier rapport de la branche des Télécoms, le secteur des télécoms connaît une croissance importante du chiffre d’affaires (+3,2% en 2007). A l’image de FT qui a décidé de réserver au minimum 3,7 milliards d’€uros de dividendes à ses actionnaires soit l’équivalent de 20 000 €uros par salarié du Groupe, les ressources financières existent dans le secteur des télécoms. Si ce secteur de pointe à haute valeur ajoutée n’investit pas dans l’emploi stable qualifié et bien rémunéré qui va le faire ? Actuellement les opérateurs rechignent à investir sur le long terme, tant pour les infrastructures que pour l’emploi. Cela se traduit par un mauvais climat social et un manque de perspectives de développement durable pour l’ensemble du secteur.
Les salaires dans la branche des Télécoms (part variable comprise) : (voir fichiers pdf joints)
Les salaires moyens des cadres et cadres supérieurs selon le métier : (voir fichiers pdf joints)
Pour la CGT il est nécessaire de revoir le partage des richesses. La CGT Fapt demande l’ouverture immédiate de négociations salariales. D’autres choix stratégiques sont possibles pour l’ensemble des opérateurs :
Il faut arrêter les réorganisations et les externalisations : leur seul véritable objectif est de pousser au départ, et elles coûtent cher à l’entreprise. Supprimer des emplois à tour de bras et déstabiliser les salariés n’a jamais constitué une véritable stratégie de développement, ni un gage pour l’avenir d’une entreprise.
La CGT et tous ses élus demandent un bilan des réorganisations passées en terme d’emplois et de conditions de travail avant d’en entamer de nouvelles.
Nous revendiquons l’arrêt des missions ponctuelles, un véritable travail pour chaque cadre et que la citoyenneté des cadres soit explicitement reconnue sur le lieu de travail. Ce nouveau droit d’intervention et d’initiative, pouvant aller jusqu’au droit de refus ou d’opposition doit s’appliquer (sans représailles ou sanctions) dès lors que l’objectif fixé ou l’ordre donné ne respecte pas le droit, les règles de sécurité, l’éthique professionnelle ou la santé des autres salariés.
Il faut revaloriser les salaires : il s’agit de revaloriser l’ensemble des grilles de salaires, en saisissant toutes les opportunités (comme la suppression du recrutement en D bis) pour rehausser tous les niveaux sur la base d’un salaire minimum d’embauche en A de 1 600 €uros.
Pour les cadres le salaire minimum d’embauche doit être au minimum égal au plafond de la Sécu 2 773 €uros brut/mois (33 276 €uros brut/an). Pour y parvenir cela nécessite de revaloriser, dans un 1er temps, toutes les grilles de salaires de 10% tout de suite.
Ces revalorisations salariales doivent s’accompagner :
De mesures salariales spécifiques systématiques pour tous les cadres qui gagnent moins que le plafond A de la Sécu soit 2 773 €uros/mois (comme cela a été obtenu à Orange France et à France Télécom) ;
De la généralisation du 13ème mois en plus de la rémunération actuelle (fixe + variable) ;
Du rattrapage des écarts salariaux Femmes/Hommes ;
Les minima doivent être définis sans la part variable qui doit venir s’ajouter au salaire.