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France Télécom : Déclaration CNSHSCT du 24 septembre 2009

vendredi 25 septembre 2009

• Santé

L’idée qui court en ce moment serait : tous responsable, personne coupable

Déclaration CGT CNSHSCT du 24 septembre 2009

la CGT ne l’entend pas de cette oreille. C’est la raison pour laquelle nous tenons à vous rappeler une chronologie rapide des événements. · 1999 2000 : les suicides, l’augmentation sans précédent des conges maladie, les centaines d’enquête des médecins de prévention relatant la souffrance au travail, l’action des salariés amène la direction à valider la création de la commission permanente sur le stress · Fin 2002, 2003, 2004 la CGT dénonce à nouveau l’augmentation de la souffrance au travail, alerte au regard des différentes réorganisations permanentes et successives à tel point que la direction est obligé au comité national de porter à l’ordre du jour : santé et adaptation aux mutations de l’entreprise · 2005 : l’institut des métiers des télécommunications annonce que 5% des cadres sont en exclusion interne · Juillet 2007 : droit d’alerte de l’ensemble des organisations syndicales sur les risques psychosociaux et suicidaires à FT · Depuis quelques années maintenant l’inspection du travail alerte et met en demeure FT sur des mesures à prendre concernant la souffrance au travail · Enfin les différentes actions menées par les salariés portent sur l’arrêt des restructurations, ce que la CGT demande en permanence, les conditions de travail, etc.

Personne ne peut s’y tromper la direction savait. La responsabilité de l’employeur est pleinement engagé dans les évènements dramatiques survenus et dans la souffrance au travail de centaines de salariés de FT, mais aussi du groupe et des sous traitants. Nous vous rappelons qu’au regard de la loi vous avez une obligation de résultat de sécurité et santé au travail

Pour la CGT, aujourd’hui l’ouverture des négociations sur la déclinaison de l’accord interprofessionnel sur le stress doit donner des actes concrets pour qu’on puisse dire plus jamais ça et permettre de ré humaniser l’entreprise.

Quand au CNSHSCT nous avons des propositions pour qu’il fasse des recommandations Concernant les suicides nous demandons 1. qu’ils soient pris en accident de travail 2. que le bilan social fasse état des suicides dans et hors entreprise 3. que les CHSCT fasse des enquêtes que le suicide soit survenu ou non sur le lieu de travail

sur la souffrance : toutes les prises de médicaments, arrêts maladies du à une cause identifiée comme stress au travail doit être pris en accident du travail et non plus pris en charge par la société. Il s’agit de mettre en place une politique de santé au travail qui est un élément structurant de la santé publique

Pour la CGT nous ne pouvons rester sur une prévention tertiaire. Ce CNSHSCT doit être l’occasion de faire aussi des recommandations sur une prévention primaire et secondaire des risques psychosociaux. Nous considérons qu’à l’heure actuelle les salariés sont toujours en danger. Nous demandons l’application du principe de précaution et cela doit se traduire par des mesure immédiates

· Revoir l’évaluation individualisée des performances (évaluer le travail et pas l’individu) et cela veut donc dire de faire cesser ce qui est vécu comme du flicage par la multiplication d’outils et applications informatiques, comme la mise en concurrence au travers des différents challenge etc. · Stopper l’isolement, la solitude des salariés dans leur travail au travers du nomadisme, des missions, de l’exclusion interne, de la mise en place des open space · Remettre de l’autonomie du pouvoir d’initiative par rapport au travail : par exemple ne pas rendre obligatoire la lecture d’un texte réponse client ou un discours client forçant à la vente. · Arrêter l’infantilisation et la culpabilisation des salariés au travers des journées sourire, jardinage, etc….

Sur le service de santé au travail 11 CE sur 17 ont donné un avis négatif concernant la demande d’agrément du SST. Vous en avez la raison malheureusement aujourd’hui. De ce point de vue nous devons renforcer les équipes médicales par un recrutement important de médecins, d’infirmiers mais aussi de secrétaires administratives dont l’activité depuis le passage en SST est pour une part assurée par les infirmiers. Il faut également penser aux assistantes sociales dont l’effectif plus que restreint ne permet pas d’assurer toute la charge de travail. Enfin Mr le président, le choix pour les cadres n’est pas entre se soumettre ou se démettre. Les cadres sont aussi les prisonniers d’un management par la pression qui leur est imposé. Pour la CGT ils doivent avoir le droit individuel et collectif de contester, de donner leur avis et proposer : professionnellement engagé, socialement responsable.


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