Le résultat du 1er tour à l’élection présidentielle du 22 avril fait apparaître notamment
: une participation importante, manifestant ainsi une volonté d’intervenir
sur les choix structurant pour l’avenir, un premier désaveu pour le Président
sortant et une forte aspiration à un changement de politique économique
et sociale. La CGT ne se résout pas au vote pour le Front National, Sarkozy
et sa majorité y ont largement contribué en flattant les thèses de ce parti tout
au long du quinquennat. La CGT appelle à battre N. Sarkozy en élisant un
nouveau Président de la République, afin de créer un contexte plus favorable
aux revendications et au progrès social qui nécessiteront toujours des mobilisations syndicales.
La CGT dénonce la provocation de Sarkozy qui vise à détourner et à récupérer le 1er mai par
l’annonce d’un rassemblement, à Paris, de ses partisans sur le thème fallacieux du « vrai travail
». Cette opération n’a d’autre objectif que de diviser les salariés et de stigmatiser leurs organisations
syndicales. Dans ce contexte, la CGT appelle l’ensemble des salariés, retraités, et privés
d’emploi à participer massivement aux manifestations syndicales unitaires du 1er mai : pour
conforter la place que les réponses aux revendications sociales doivent prendre dans les politiques
à venir ; pour réaffirmer que la lutte pour le progrès social appelle à la solidarité de l’ensemble
des travailleurs, quelles que soient leurs origines, leurs nationalités ou leurs croyances ; pour
exiger que le progrès social soit placé au coeur des politiques européennes !