jeudi 12 août 2010
Déjouer les manœuvres de diversion
Le gouvernement en bute à de grandes difficultés pour vendre sa mauvaise politique, toute dévouée au MEDEF, tente de faire diversion aux attentes sociales fortes en faisant du copier-coller du programme LE PEN.
Attisant la haine raciale, faisant fi des valeurs républicaines, il poursuit dans l’opposition entre les gens et les catégories sociales pour mieux diviser le monde salarié et retraité pour faire régner le capital.
Un capital qui engrange les dividendes de sa propre crise par le biais d’un CAC 40 arrogant, de la liquidation de l’emploi industriel, de l’attaque en règle contre les droits fondamentaux sociaux, des profits en surmenage financier etc.
La CGT relève le gant et le défi d’affronter tout autant les dossiers sociaux que les tentatives de division qui visent à annihiler le combat syndical social et en particulier le processus d’actions contre la loi 2010 sur les retraites.
Deux rendez-vous pour une même cause : Libertés et Progrès Social
• 4 Septembre 2010
La CGT, avec les salariés « français de souche » et d’origine immigrée, a prouvé dans le passé l’utilité d’un combat commun avec toutes les forces vives pour empêcher la stigmatisation d’un groupe social ou d’individus. Elle est aujourd’hui encore totalement partie prenante, avec plusieurs dizaines d’organisations et associations, des initiatives de manifestations pour dire stop à l’escalade des idées inspirées de périodes sombres de l’histoire.
Le gouvernement utilise là une vieille ficelle capitaliste qui consiste à instrumentaliser un évènement pour éclipser l’essentiel de l’insécurité sociale que génèrent ses décisions avec sa politique d’austérité.
Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.
Nous appelons donc aussi les retraités avec l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discriminations et aux « logiques de guerre » qui menacent le vivre ensemble.
• 7 Septembre 2010
Tellement convaincu qu’il pourrait faire avaler tout et n’importe quoi, le gouvernement englué dans les affaires de son monde, voudrait bien édulcorer le nécessaire débat sur les retraites et le social en général. Ainsi voudrait-il présenter un énième projet de loi sur l’immigration le 7 septembre alors que s’ouvre ce jour-là le débat parlementaire sur les retraites.
Les 23 mars, 27 mai, 24 juin ont-ils été si forts qu’ils en soient rendus à de si piètres manœuvres ? La perspective du 7 septembre est-elle si partagée qu’elle les contraint à tenter d’étouffer la riposte et la confrontation sur les enjeux sociaux ?
Le 7 septembre, nous ferons encore plus fort. Nous mobiliserons plus de salariés et de retraités.
Chacun d’entre-nous se fera le porte-parole du succès du 7 septembre, en convaincant ses voisins, sa famille, ses amis que toutes les générations de salariés et de retraités se doivent de manifester pour gagner sur des propositions alternatives revendicatives qui :
• pérennisent et améliorent le droit à la retraite à 60 ans et à taux plein,
• favorisent le plein emploi, assurent des pensions d’au moins 75 % du revenu net d’activité pour une carrière complète,
• mettent en œuvre un financement durable en faisant contribuer tous les revenus (dividendes, intéressement, participation, stock-options etc…),
• portent progressivement de 12 à 18% la part des richesses créées consacrée au financement etc.
Mais le 7 septembre, c’est aussi le moyen pour les retraités d’exiger plus conséquemment encore l’augmentation et la revalorisation de leurs pensions dont ils sont à même de constater combien la hausse des prix entre autres dépasse largement les miettes qu’on leur accorde et qui donnent toute leur vérité fausse aux prétentions du Président de la République à s’engager à ne pas baisser les pensions.
C’est exiger la ré indexation des pensions sur les traitements de la fonction publique pour les fonctionnaires retraités, exiger 300 € d’acompte à valoir sur une remise en ordre des pensions, exiger un minimum de pensions de 1600 € mensuels.
C’est exiger de mettre un terme aux franchises médicales et aux déremboursements, aux dépassements d’honoraires, etc…