vendredi 17 juin 2011
Luttes nombreuses du personnel dans les services du Courrier, en ce moi de mai 2011, avec plusieurs succès à la clef, notamment à Cancale, Auchel, Avrillé, Villers-Cotterets, dans le Puy de Dome, l’Hérault et en Dordogne.

A Cancale en Ille e et Vilaine ; après 53 jours de grève et une détermination sans faille les facteurs et La Poste se sont mis d’accord sur un relevé de décisions qui met fin au conflit ... mais pas aux revendications !
Sur un enjeu de société -le service public postal de proximités- , les personnels, soutenu par la population, les élus et la CGT ont résisté avec force à un une orientation jugée incontournable par la direction de La Poste : la mécanisation du courrier.
Ce grain de sable dans la machine infernale des suppressions d’emplois à La Poste, nous laisse penser que si nous nous y mettons tous ( postiers, élus et usagers) il est possible de faire autrement !
Il faut donc continuer à s’organiser, se syndiquer et se battre pour pouvoir continuer à travailler dans des conditions correctes, pour assurer un service de qualité partout, particulièrement en zone rurale.
Aujourd’hui la "sécabilité" n’a plus de limite, les réorganisations sont permanentes, les pressions et menaces sur les syndiqués qui contestent s’exacerbent, le nombre de facteurs qui refusent d’en faire plus parce qu’ils sont usés, augmente.
Cela doit cesser !
Les facteurs de Cancale n’ont pas fini d’en découdre tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.
A Auchel CDIS (Centre de Distribution après 4 jours de grève le personnel a obtenu satisfaction sur ses revendications :
limitation des semaines sécables,
paiement des heures supplémentaires après comptage effectué en mars 2011,
dispositions immédiates à prendre en cas de dysfonctionnement constaté.
Lors de la "sécabilité" inopinée un déclenchement de paiement des heures supplémentaires sera mis en route.
Le respect des 18 mois avec la prochaine réorganisation.
Abandon de toutes les sanctions prises contre le personnel lors du conflit.
Une très forte mobilisation contre l’auto-remplacement (« sécabilité »), pour l’emploi et les conditions de travail avait déja eu lieu dans les bureaux du département, en février/mars/avril 2010.

Dans le Maine et Loire au CDIS d’’Avrillé, après 6 jours de grève, les agents gagnent un moyen de remplacement permanent.
Un plus pour le service d’Avrillé.
Ils ont surtout gagné la solidarité, la dignité et la lucidité face au comportement de La Poste.
Pendant tout le conflit La Poste n’a cessé de jouer dans la provocation, le mépris et le non respect des organisations syndicales ; autant de mesquineries que les agents ont ignoré préférant rester sur leurs revendications.
Dans l’Aisne, à A Villers-Cotterêts, une journée de grève a suffit pour faire plier La Poste.
Le personnel a gagné le report de la réorganisation à fin septembre.
La Poste a abandonné l’idée d’imposer les "lundis bleus" et les 26 semaines "sécables" initialement prévues.
D’autre part, La Poste a finalement accepté le droit de grève qui est, faut-il le rappeler, constitutionnel.
Désormais, plus aucune pression ne sera exercée à l’encontre des collègues et camarades qui veulent lutter pour leurs conditions de travail et faire respecter leur dignité.

Dans le Puy de Dôme, à Saint Dier et Cunlhat, le personnel était en grève du 17 mai au 22 mai à l’initiative de la CGT pour les raisons suivantes :
Un conflit qui est allé crescendo au fil des jours, du 3 au 17 mai.
_* Les revendications portaient sur le maintien des positions de travail, 3 prévues d’être supprimées dans le cadre de nouvelle réorganisation.
_* Il est a noté aussi qu’il y a eu 12 accidents du travail liés à une charge de travail trop importante et à l’intensification de l’activité.
_* Le personnel n’en peut plus.
Le personnel a sauvegardé, par sa mobilisation,
une position de travail et a obtenu la possibilité de négocier un nouveau régime de repos de cycle ;

à Thénon CDIS : 16 jours,
à Trevissac CDIS : 16 jours ;
à Terrrasson et Sarliac CDIS : 5 jours ;
à Saint Pierre de Chignac CDIS : 8 jours ;
à Montignac : 3 jours.
à Preyssac d’Excideuil CDIS et Marsac PPDC : 24 heures.
Thénon CDIS est parti en premier, le personnel refusant à 100 % la réorganisation voulue par La Poste.
Il était prévu l’installation de 4 CHM et la suppression d’une position de travail.
L’exemple donné par le personnel de Thénon a motivé les personnels des autres CDIS et PPDC pour se mettre en grève aussi et porter leur propre revendication, à savoir : le refus de faire de la "sécabilité" hors jours prévus par le règlement intérieur.
Il a été gagné a Thénon
le report de la réorganisation après les congés d’été.
2 CHM sur 4 ont été installés avec une reprise de 10 minutes par CHM au lieu de 20.
D’autre part, il est prévu la nomination d’un rouleur au lieu de la suppression d’un emploi.
Pour les autres bureaux, 2 CDD transformés en CDI.
Si La Poste n’a pas cédé sur les revendications concernant la "sécabilité", le personnel de l’ensemble des bureaux reste mobilisé et a décidé de construire des actions de toutes sortes et de ne pas lâcher l’affaire.
Un nouvel état d’esprit s’est créé sur l’ensemble des bureaux concernés en Dordogne : solidaire, unitaire. Chacun a pu appréhender l’importance de l’action collective.