vendredi 27 février 2009
1929, crise boursière, financière, économique, du système capitaliste, idéologique, morale, sociale, de confiance, de civilisation ?
Le 19 octobre, suite à la baisse du cours de certaines matières premières et surtout d’un effondrement du prix du blé, une panique a saisi la Bourse de New-York où le cours des actions a chu de 40 à 60%. Après 5 jours d’accalmie, nouvel effondrement, ce sera le "vendredi noir" du 24 octobre 1929. A la fin du mois, la dépréciation du portefeuille-actions des Américains est de 25 millions de dollars.
A cette crise boursière va succéder rapidement, outre-Atlantique, une crise économique et une crise morale. Au cours des derniers mois de 1929, des centaines de banques fermeront leurs guichets ; les faillites feront boule de neige entraînant ruines sur ruines ; l’industrie sidérurgique ne travaillera plus qu’à 20% de sa capacité et on comptera 8 millions de chômeurs.
Cette crise va se répercuter en chaîne dans le monde entier. Elle aura aussi des répercussions sur les PTT.
L’économie capitaliste mondiale a semblé s’écrouler, sans que personne ne sache vraiment comment elle pourrait se rétablir. Que s’était-il donc passé, avant et après ce vendredi noir du 24 octobre 1929 ?
C’est a ces questions que la brochure apporte quelques réponses pour éclairer quelque peu "notre lanterne en 2009.
Car, come le dit l’écrivain britannique Eric J. Hobsbawn dans "L’âge des Extrêmes" (Editions Complexe-1999- pour l’édition française) : " Sans cette crise, il n’y aurait certainement pas eu de Hitler. Il n’y aurait presque certainement pas eu de Roosevelt. Le système soviétique n’aurait très probablement pas été considéré comme un rival économique sérieux susceptible de remplacer le capitalisme mondial. Esquissées ailleurs, les conséquences de la crise économique dans le monde non européen ou non occidental furent dramatiques. En un mot, le monde de la seconde moitié du XXe siècle est incompréhensible si l’on n’a pas une idée claire de l’impact de la banqueroute économique".