lundi 15 juin 2009
Suite à la demande d’audience du 16 avril 2009 par la Fédération pour l’UFR nous avons donc été reçus ce 3 juin 2009 au siège de la Poste
La délégation Cgt Fapt était composée de Claude Quinquis du Bureau Fédéral, de Christian Klowskowsky, Maryse Manhès, Jean Belin, et Elvire Pujolar de l’UFR.
Cette audience relative aux revendications des retraités intervient dans un contexte de luttes, marqué par d’imposantes journées de grèves et de manifestations des 29 janvier et 19 mars 2009, par un 1er mai incomparablement massif au regard de ceux qui l’ont précédé et par d’innombrables initiatives diversifiées le 26 mai dernier. Les retraités, lesquels ont toujours une vie et une identité sociales, participent en grand nombre aux manifestations, se saisissant en fait de chaque rendez-vous d’actions pour affirmer et marteler leurs mécontentements. Leur priorité revendicative porte sur le pouvoir d’achat et le niveau de leurs pensions. L’augmentation de 1 % qu’ils viennent de percevoir au 1er avril est très loin du compte si on la rapporte à la hausse des prix et aux effets de l’euro. Elle est surtout très loin de leurs attentes pour vivre pleinement leur retraite et satisfaire leurs besoins. Ils et elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreux pour dire « pourquoi gagner moins à la retraite qu’en activité ». Leur retraite est en tous cas, comme pour les salaires des actifs, en complet décalage avec la masse des profits , avec les augmentations faramineuses que s’octroient d’une année sur l’autre les patrons du CAC 40 ou encore avec celles des premiers dirigeants des grandes entreprises dont les services publics comme la Poste. Au regard des 22 % des retraités de la Poste qui ne perçoivent que 994 euros mensuels de pensions, c’est à coup sûr le grand écart avec le salaire du Président. Deux mondes séparent les retraités et leurs pensions, les salariés et leurs salaires, de celui des actionnaires et des dividendes perçus. Ce qui vaut pour les actifs vaut pour les retraités. La crise qui affecte notre pays, mais qui continue d’enrichir la caste des privilégiés, n’est pas la leur et ils n’ont pas à en faire les frais. Les retraités de la Poste sont d’autant plus sensibles à la question de la redistribution des richesses qu’ils savent le prix payé de leur travail pour avoir contribué au développement florissant de leur entreprise. Mais ils y sont aussi sensibles parce qu’ils n’en ont pas eu un retour payant et trébuchant à la hauteur de leur investissement. C’est une vraie légitimité de masse qu’ils donnent à la revendication de 1600 € bruts mensuels de pensions, base d’une refonte de la grille des pensions avec en préalable un acompte à valoir de 300 €.Ils partagent la proposition revendicative de la CGT FAPT de faire renoncer l’Etat à ses dividendes du groupe la Poste pour 2008 et à procéder à un versement exceptionnel de 400 € à tout le personnel du groupe. S’agissant des prestations sociales, si la Poste s’est efforcée d’avoir une communication dédiée aux retraités, il n’en reste pas moins que leur regard comme le nôtre porte sur ce qui tombe réellement dans leur porte-monnaie. Or, la régression est là encore à l’ordre du jour, puisque par exemple, les nouvelles règles d’attribution du chèque-vacances ont conduit à diminuer pour nombre d’entre eux leurs droits en la matière. La Poste se doit de reconnaître autrement la contribution des retraités à la bonne santé et au développement de l’entreprise. La CGT, en son temps, a alerté la Poste sur les dizaines de milliers de départs à la retraite et fait des propositions pour le transfert des compétences, la reconnaissance des qualifications, une autre politique de promotions et une politique offensive de recrutement avec des emplois stables et bien rémunérés. Alors que pas plus les dirigeants de la Poste que nous n’ignorent la forte aspiration des plus de 50 ans à vouloir se libérer du travail , le droit de partir à 60ans et à taux plein tout comme l’attribution d’une mesure coup de chapeau de 50 points d’indice 6 mois avant le départ à la retraite, font partie des aspirations fortes des futurs retraités. Ces dernières semaines, mais aussi loin en amont, les retraités dans les départements interpellent les directions locales de la Poste tout comme les élus et les pouvoirs publics. Ils ont déposé des milliers de signatures pour confirmer leurs revendications et obtenir des négociations. C’est le message qu’ils adressent au siège et surtout ils attendent des réponses concrètes à des préoccupations quotidiennes.
LA CGT A AUSSITOT RAPPELE LES REVENDICATIONS SALARIALES DES RETRAITES.
• Minimum de pensions à 1600 € bruts mensuels. • 300 € d’acompte à valoir sur une remise en ordre des retraites • la ré-indexation des pensions sur les traitements des actifs et sur le point fonction publique revalorisé avec retour à la péréquation systématique. en cas de réforme catégorielle ou statutaire • L’intégration des points de l’indemnité de résidence • La pension de réversion portée à 75 % de la pension du conjoint sans plafonnement.
La Poste comme France Télécom rejette toute responsabilité concernant le calcul des pensions et leurs évolutions en renvoyant la gestion des pensions aux organismes de l’Etat. La Poste assure que nos revendications seront transmises au Ministre de Tutelle.
Dans le débat la Poste va jusqu’à émettre l’idée qu’un retraité n’a plus les mêmes contraintes qu’un actif et donc balaie d’un revers d’argutie la revendication « pourquoi gagner moins à la retraite qu’en activité ? »
L’UFR a démontré que le monde des retraités d’aujourd’hui connaît malheureusement des contraintes qui justifient largement notre revendication : la santé, les transports, le logement, les nouvelles technologies, les loisirs, les maisons de retraite, etc., coûtent de plus en plus chers alors que nos pensions et retraites régressent. Nous avons rappelé qu’en partant à la retraite le pain n’était pas tout à coup 25% moins cher ! Les retraités doivent vivre leur retraite dans les meilleures conditions possibles et la Poste s’est développée grâce à leurs efforts durant leurs années de labeur, il et elles doivent en cueillir les fruits .C’est une question de solidarité et de justice sociale.
Et le lien a été fait sur la responsabilité de la Poste quand à sa politique salariale auprès des actifs avec les conséquences inéluctables sur les retraites de demain. La Poste est donc bien responsable de la Mal Vie des retraités Postiers.
Coup de chapeau : 50 points d’indice 6 mois avant de partir en retraite ou mesure équivalente pour les agents de droit privé, c’est ce que nous revendiquons.
La Poste : mise en place d’un dispositif de départ pour les 56 / 57 ans avec compensation financière, (sans négociation !) mais pas de coup de chapeau.
Indemnité de départ à la retraite : autre revendication CGT
La Poste : prend note
Bonification pour les pères : rappel est fait de l’action menée auprès des tribunaux administratifs et des situations inégalitaires créées. Demandons que la Poste diffuse l’information auprès de tous les retraités.
Grades disparus :Quelle suite la Poste entend elle donner à l’arrêt du Conseil d’Etat d’octobre 2008 en joignant les ministères concernés au plus tard dans les 9 mois afin de prendre des dispositions en direction des ex salariés concernés.
La Poste : ne sait pas répondre
Promotion des Reclassés :
La Poste : connaît la date limite du 11 septembre pour régulariser mais les décrets d’application ne sont pas sortis.
Reclassés retraités : la CGT demande à la Poste l’examen des situations des reclassés partis en retraite.
La Poste : prend note
Simulation calcul de la retraite : problème de cohérence et de concordance dans les informations données par les différents interlocuteurs (service des Pensions à Lannion, Ministère des Finances, RH Poste). Nous demandons une meilleure information pour appréhender les paramètres réels du montant réel de la pension. Ne plus faire subir aux agents certaines situations (que nous avions fait remonter en vain !) exemple le cas de Toulouse.
Pour la Poste le lien direct avec les retraités ne passe que par l’action sociale via le COGAS. En sachant que toute mesure nouvelle créée doit être provisionnées dans les comptes de la Poste pendant 40 ans (durée de vie d’un postier en activité !)
Le budget du COGAS est stable mais comme le nombre de retraités augmente et les besoins des actifs aussi le social à la Poste régresse !
Restauration : la CGT demande répercussion de la baisse de la TVA à 5,5% sur le prix des repas pour les retraités
La Poste : prend note
Mutuelle : les retraités ont reçu avec le dernier bulletin de pension une note du TPG concernant les référencements d’un certain nombre de ministères concernés .Nous avons indiqué que cette note a suscité interrogations et inquiétudes parmi les retraités .Même si pour l’heure les retraités de la Poste et de France Télécom ne sont pas concernés nous avons réaffirmé nos exigences revendicatives à savoir une participation de la Poste et FT à la Complémentaire des Retraités.
Chèques Vacances : La délégation CGT rappelle les restrictions et le parcours du combattant pour les bénéficiaires .pour y avoir accès.
La Poste : renvoie les retraités au Portail Malin... Sic !
Aide ménagère à domicile : la CGT dénonce l’attitude de la Poste qui pénalise là aussi les plus vulnérables. La Poste évoquera cette situation en commission solidarité du COGAS en septembre 2009. En sachant que tous les dossiers AMD présentés par la Mutualité sont honorés jusqu’au 30 juin 2009 que deviendront les dossiers de retraités présentés à partir du 1er juillet 2009 ? La CGT propose donc le maintien de l’AMD comme l’a fait FT. Refus de la Poste qui propose pour les cas difficiles une aide financière gérée par l’assistante sociale de la Poste !
Gratuité Carte Bleue, gratuité équipement ADISPO, prime de fidélité à attribuer sans plafonnement.
La Poste : Prend note
Pour les loisirs : la Poste met en place comme indiqué dans un tract fédéral un guichet national Loisirs qui s’occupera des séjours vacances, billetterie, vols aériens, ouvert aux retraités. Pas d’aide financière de la Poste pour ce dispositif, seulement un appui pour permettre des prix négociés, des séjours attractifs ? etc ;
Pour la CGT cela ne correspond pas à la satisfaction des besoins des retraités au plus très de leurs lieux de vie (mobilité, transports gratuits, prix réduits pour les basses retraites)
LA CGT DEMANDE A LA POSTE LA RECONNAISSANCE DE LSR QUI A DES VRAIES VALEURS DE SOLIDARITE.
La CGT demande à la Poste le fichier de tous les retraités comme semble l’avoir obtenu l’ANR ; nous exigeons d’être traité sur le même pied d’égalité et que soit appliqué les mêmes droits syndicaux (heures d’information dans les services de la Poste par exemple)
La Poste s’engage à répondre par courrier aux questions soulevées. Pour la Poste cette réunion est un gage de dialogue social et pour la CGT c’est la reconnaissance de ses retraités qui ont contribué à la vie .de ces services postaux. C’est aussi le résultat de toutes les actions, délégations, pétitions des retraités lors de ces derniers mois.
Plus que jamais les retraités doivent se réunir sur leurs lieux de vie, définir leurs cahiers revendicatifs, se mobiliser, prendre les initiatives d’action pour faire aboutir leurs revendications.