mardi 20 juillet 2010
Le 20 juillet 2010 Les salariés de l’UES se mobilisent et exigent d’être entendu. Il y a moins de 3 semaines, Teleperformance annonçait un plan de restructuration d’ampleur. C’est dans un contexte social très tendu que l’entreprise propose aux organisations syndicales de négocier un accord de méthode, notamment en hâtant la conclusion d’un accord dès la fin de la réunion préliminaire du 8 juillet.
Les salariés de Téléperformance subissent, depuis la création de l’UES début 2009, une profonde dégradation de leur vie au travail,
liée aux restructurations,
aux remises en cause de leurs droits souvent gagnées de haute lutte,
à une politique sociale qui isole, met en concurrence, divise, exige autonomie et résultats sans en donner les moyens,
à des consignes et procédures qui font perdre le sens du travail et sont souvent très éloignées des convictions des salariés
à une charge de travail en constante augmentation pour tous, des conseillers aux services RH
Des milliers de salariés ont quitté l’UES depuis sa création, poussés à la démission ou à la faute par des conditions de travail intenables. L’organisation du travail, les méthodes de management, déjà source de risques socio-organisationnels, sont loin d’avoir été améliorées, que ce soit par la vague de communication initiée par le nouveau président, ou suite au premier plan de restructuration. L’annonce d’un nouveau projet de fermeture de sites, de réductions d’effectifs, de licenciements économiques, de remerciements d’intérimaires, ne peut qu’être une source supplémentaire de mal-être, d’inquiétudes et d’incertitudes.
Au regard des bénéfices réalisés en 2009 par le groupe, à la situation d’un secteur créateur d’emploi, la CGT regrette que la direction ne soit en capacité de ne faire qu’un constat financier. Vu l’ampleur de la restructuration il est déplorable que nous ne puissions connaître les chiffres de l’off shore qui ont un impact forcé sur les pertes du groupe en France par l’incessant transfert de clients et d’activités. Nous déplorons le manque de transparence sur les contrats commerciaux avec les donneurs d’ordres (variation de volume, localisation, etc), qui sont eux aussi à la recherche de profits immédiats.
La direction, pour la première fois, affiche son intention de prendre en compte les conséquences sur la santé des salariés de ses projets. La CGT regrette cependant que ce soit des solutions individuelles et à visée « réparatrice » (cellule psychologique, …) plutôt que préventive qui soient choisies, et que les instances représentatives du personnel ne soient pas associées. Sans mise en place de conditions de travail qui respectent les personnes, sans arrêt des pressions et procédures disciplinaires, sans remise en cause de l’organisation du travail actuelle, aucune amélioration sensible ne pourra intervenir.
La CGT exige des garanties fortes pour les salariés dans l’entreprise. Il ne s’agit pas de licencier des salariés ayant une certaine ancienneté et certaines garanties collectives pour embaucher des salariés n’ayant aucun avantage. Il ne s’agit pas non plus d’accroitre la charge de travail des salariés restants, ou de dégrader un peu plus les conditions de travail.
Au contraire, il est impératif de revoir l’organisation du travail et d’améliorer les conditions de travail, pour une autre répartition des richesses pour ceux qui les créent, à savoir les salariés.
La CGT propose une augmentation des salaires de base, l’embauche des intérimaires et CDD qui viennent pallier le manque d’emplois, l’arrêt des pressions et des débriefs ou entretiens disciplinaires, plus de considération envers les salariés et la prise en compte de leur situation personnelle (éloignement domicile-travail, situation familiale, par exemple).
Au niveau de l’organisation du travail, il est temps que le leader du secteur mette fin à l’infantilisation des salariés, notamment en abordant la question des scripts et du découpage des tâches avec les donneurs d’ordre. L’organisation du temps de travail et la planification doivent être remises à plat, et des chantiers ouverts sur ces questions, par site et par activité.
Contact presse Sonia Porot 06.74.10.74.83