Pour ré-humaniser le Groupe France Telecom. La CGT exige les moyens financiers et humains et signe les deux premiers accords d’étape.
La signature de la CGT sur les 2 premiers accords d’étape* est porteuse d’exigences fortes. Ces accords sont le résultat de plusieurs mois de mobilisations et de négociations.
Pour la première fois depuis des années, les revendications du personnel, portées par la CGT, ont été au centre des négociations.
Depuis le début, la CGT a joué son rôle d’organisation syndicale en investissant ces négociations avec ses propositions revendicatives de conquêtes sociales durables pour les salariés.
De premières avancées ont été obtenues. Elles sont attendues par le personnel.
La CGT sera à tous les niveaux très exigeante pour leur application immédiate dans chaque service et pour que des négociations locales s’ouvrent sans attendre pour permettre de nouvelles avancées. La Direction a une grande responsabilité pour concrétiser ses engagements partout et à tous les niveaux. Il faut des actes forts.
L’objectif de la CGT vise à mettre fin à la souffrance des personnels qui reste une réalité, à ré-humaniser France Telecom et à transformer radicalement les conditions de vie et de travail.
Ces deux premiers accords placent la direction du Groupe France Telecom devant ses responsabilités.
La CGT sera intransigeante pour que les négociations nationales qui se poursuivent sur l’organisation du travail, sur les conditions de travail, sur l’équilibre vie professionnelle vie privée et sur les institutions représentatives du personnel, ainsi que celles qui vont s’engager dans les prochains jours sur les salaires et sur l’emploi, débouchent rapidement sur les moyens nécessaires pour faire bouger France Telecom.
La transformation de France Telecom passe par une autre répartition des richesses qui privilégie les femmes et les hommes plutôt que les actionnaires. Dès 2010 la CGT exige l’affectation de 3 milliards d’euros :
pour une réelle revalorisation des salaires et des compléments France Telecom
par le maintien et la création de nouveaux emplois stables
pour financer les projets industriels
C’est à ce niveau que la CGT place le contenu des négociations à venir. Elle entend continuer à les mettre sous le contrôle et l’impulsion revendicative des salariés dont l’intervention reste déterminante.
La CGT appelle les salariés à prendre des initiatives sous les formes qu’ils décideront pour obtenir satisfaction sur leurs revendications.
D’ores et déjà elle leur donne rendez-vous dans la journée de grève nationale unitaire interprofessionnelle du 23 mars pour les salaires, l’emploi, le service public, les retraites et pour leurs revendications.
* Accord « Perspective-emploi et compétences-développement professionnel-formation-mobilité » / accord « Equilibre vie privée-vie professionnelle »