vendredi 20 mars 2009
Géo localisation à l’insu des salariés, Vidéo surveillance détournée, Relations dangereuses avec nos sous-traitants :
Pourquoi laisse-t-on déraper nos responsables ?
Le 19 mars 2009 Sur la géo localisation, les faits : L’entreprise s’est dotée de balises magnétiques GPS destinées à être cachées sous un véhicule à l’insu du chauffeur pour le filer. Que l’on soit salarié moyen propre, sous-traitant, délégué syndical ou chef d’agence, chacun est potentiellement concerné.
Pour la CGT, ces libertés prises avec la loi le sont avec l’accord du Directeur de l’exploitation et du Président, si ce n’est sur leur demande. Vos élus CGT ont dénoncé avec force ces dérapages lors du CE de janvier où Monsieur CHIARAVITA, Directeur Sûreté n’a pas hésité à mentir au Comité d’Entreprise en affirmant qu’il n’existait pas à CHRONOPOST d’autres dispositifs de géo localisation que ceux installés dans les SWAP.
La CGT a démontré le contraire, preuves à l’appui et M LEMAIRE, DRH, a vainement tenté de venir en aide à M CHIARAVITA. Mais cette fois ci, son habileté ne lui a pas permis de retomber sur ses pieds. Ils ont dû admettre le contraire de ce que le Directeur de la Sûreté affirmait 5 minutes plus tôt, en se retranchant maladroitement derrière « l’argument » selon lequel la fin justifie les moyens.
Pour la CGT, si la lutte contre le vol est fondamentale dans notre métier, elle ne saurait justifier l’emploi de procédés totalement illégaux et contraires aux libertés fondamentales.
La direction, devant les éléments que nous avons présenté au CE, aurait pu, sans vraiment perdre la face, reconnaître son erreur et faire une croix sur ces balises comme la CGT les y invitait. Nous en serions resté là. Mais ils ont préféré persister et annoncer qu’ils refusaient de se séparer de ce matériel. Ils se décrédibilisent même davantage en affirmant qu’ils informeront le chauffeur et la CNIL préalablement à la pose du mouchard sous le véhicule ! Ca ne tient pas la route une seconde !
Si notre PDG et notre Directeur général autorisent la direction de la sûreté à enfreindre les lois pour nous surveiller… Qui va contrôler la direction de la sûreté ? Et plus généralement, dans quel état de droit sommes nous lorsqu’on permet à ceux chargés de le faire respecter de transgresser ses règles ?
Décidément NON, dans ce cas la fin ne justifie pas les moyens. Nous demandons donc à la Direction une nouvelle fois de se séparer de ce matériel et de le faire savoir !