mercredi 13 octobre 2010

Nous l’avons exprimé à plusieurs reprises notamment lors des dernières CDSP, La Poste ne peut continuer sa politique, son monologue social comme si de rien n’était.
« Ces dernières années, j’ai représenté la CGT dans les négociations et les instances de concertation nationale pour les Centres Financiers.
Ma priorité a été de rapporter le vécu des agents, les conditions de travail dégradées dues aux restructurations incessantes, de dénoncer la situation de plus en plus préoccupante sur les centres et de rappeler les mobilisations tant locales que nationales .
J’ai porté toutes les aspirations quelle que soit la catégorie et revendiqué une autre politique de l’emploi avec des créations en nombre, plus de promotions et plus de transparence, des augmentations de salaire, de meilleures conditions de travail, le respect de la dignité.
Responsable du collectif fédéral CGT des services financiers, régulièrement, j’anime des réunions des sections syndicales CGT des Centres Financiers et des Centres Nationaux.
Un but, collecter toutes les préoccupations des agents, et porter les exigences fortes auprès de la Direction Opérationnelle et de la Banque Postale.
J’ai participé aux différentes négociations des accords AMB en ayant à cœur, avec d’autres militants CGT de représenter tous les centres .
Il faut beaucoup de ténacité pour défendre les revendications, face à des directions sourdes aux attentes et vécus quotidiens , des dirigeants de la Banque Postale privilégiant avant tout la recherche de gains de productivité et de profits (187 millions d’euros de bénéfice au 1er semestre 2010), par la création de filiales, le transfert d’activités et des suppressions d’emplois dans la maison mère.
Il n’y a pas d’humanité dans ces choix stratégiques, ni pour le personnel, ni pour les clients.
La CGT a une autre conception du service public postal qu’elle a défendu, notamment, lors de la bataille contre la loi de privatisation, et une autre conception de ce que pourraient être les services financiers de La Poste.
La mobilisation du personnel et une négociation sans concession ont permis des avancées lors des accords AMB.
Cependant les plans sociaux demeurent, notre organisation n’a donc pas signé parce que d’autres choix sont possibles quand à l’avenir de nos centres.
Nous vivons, actuellement d’importantes luttes pour rejeter la réforme des retraites du gouvernement, inspiré par le MEDEF ; nous luttons pour la retraite à 60 ans à taux plein et son financement par l’emploi, le salaire et la taxation des revenus financiers.
La Poste doit et peut y contribuer.
Lors des dernières CDSP, après les grèves du 7 et 23 septembre et au regard des fortes mobilisations, (40 à 60 % de grévistes selon les centres), la CGT a tapé du poing sur la table et exigé un changement d’ordre du jour et l’ouverture de négociations.
Si je suis élue, c’est dans le même état d’esprit que j’entends m’adresser au président de la Poste J.P. Bailly ainsi qu’aux administrateurs désignés par le gouvernement.
Je compte défendre au conseil d’administration toutes les catégories de personnel cadres et non cadres, fonctionnaires et contractuels qui aujourd’hui œuvrent pour La Poste, pour La Banque Postale.
Faire entendre la voix des salariés et les valeurs défendues par la CGT, telle sera ma mission ».