lundi 26 octobre 2009
« Merci à tous nos électeurs du 22 octobre 2009 » Grâce à vous, la CGT est la première organisation syndicale sur l’ensemble du Groupe France
Le 10 novembre 2009, amplifions le phénomène par un vote massif chez les cadres !
Pourquoi un 2ème tour pour le collège cadres ?
La législation impose un seul tour pour les non cadres et un scrutin majoritaire pour les cadres.
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Avec un taux de participation de 61% (-9 par rapport à 2004), la participation demeure importante pour une élection dont les enjeux peuvent apparaître éloignés du quotidien des salariés.
France Télécom a connu ces 5 dernières années des transformations importantes : moins 30 000 emplois non-cadres.
- les cadres représentent aujourd’hui 39,9% des effectifs soit +7 points par rapport aux dernières élections.
La participation des cadres à ces élections a été moins forte qu’en 2002, ce qui laisse un réservoir important de vote CGT parmi les indécis, dans un contexte de crise sociale profonde.
Comparativement aux dernières élections CE/DP du 22 janvier 2009 et à périmètre identique :
- la CGT enregistre une progression de 1,8 (+0,81 parmi les cadres, +2,34 parmi les non cadres).
Retrouvez les résultats complets et l’analyse CGT sur le site www.cgt-fapt.fr ou dans l’intranet « espace syndical »
La CGT a pris sa place dans les luttes massives de ces dernières semaines où se sont mêlées interrogation, colère et volonté d’exiger toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à la situation dramatique des suicides et de souffrance au travail.
La situation actuelle impose, plus que jamais, que les organisations syndicales restent unies et rassemblées face à la direction dans les négociations qui vont se poursuivre, pour imposer de nouvelles et fortes avancées.
Les mobilisations dans l’unité sont indispensables pour gagner sur l’ensemble des questions qui touche au quotidien des cadres.
Certains partenaires syndicaux, pendant la campagne du premier tour ont préféré la polémique au vrai débat sur l’enjeu des élections. D’autres ont usé des médias lors des dramatiques suicides mais étaient trop peu dans les services pour régler les problèmes de fond. Enfin, certains ont claqué la porte des négociations nationales à deux jours des élections pensant ainsi récupérer quelques voix de salariés en plein désarroi.
Les militants CGT ont agi avec responsabilité en refusant d’entrer dans ce jeu politicien, préférant travailler à rassembler plutôt que diviser. Les premiers résultats de la négociation nationale semblent nous donner raison puisque pour la première fois depuis 2002, la direction générale accepte de parler emplois et ré internalisation d’activités.
De même, un engagement de remplacement partiel par la mise en place des emplois séniors contredit certains partenaires qui demandent un plan social ou un simple renouvellement des Congés Fin de Carrière. Les élections sont évidemment importantes pour toutes les organisations syndicales comme pour les salariés.
Certains pensent qu’être cadre aujourd’hui, consisterait à être soumis à la seule idéologie des directions d’entreprise. Les cadres seraient investis et responsables sans condition, de la mise en œuvre de directives imposées unilatéralement et non négociables.
L’absence de moyens pour accomplir ses objectifs, l’absence de gestion RH des carrières, une disponibilité quasi-permanente, la mobilité imposée, la mise au placard, la rétrogradation dans l’organigramme sont le lot quotidien des cadres du groupe.
Les évènements récents et douloureux à France Télécom/Orange ont pointé du doigt les dérives des méthodes de management et l’organisation de l’entreprise, le manque de dialogue dans l’entreprise.
Cette situation montre les limites d’un tel système qui veut que la responsabilité sociale soit secondaire.
Les cadres n’acceptent pas que le manager de proximité soit mis à l’index et que soient dédouanés les véritables responsables : les membres du Conseil d’administration, la Direction générale et les grands actionnaires en 1er lieu l’Etat.
La présence plus forte en voix et en nombre d’administrateurs CGT à l’instance décisionnelle peut aider à peser sur les débats et les décisions.
La CGT en toute transparence
Depuis 1990, date de la mise en place d’un Conseil d’administration à France Télécom, les administrateurs CGT ont rendu compte de leur mandat en toute transparence. Rappelons que les administrateurs sont soumis à des règles de confidentialités totalement injustifiées d’autant que les principales décisions ont des conséquences directes sur l’environnement de l’entreprise, l’emploi, la rémunération, la qualité de service, l’organisation du travail. La CGT, organisation syndicale responsable est la seule a régulièrement diffuser un compte rendu de mandat sous la forme de « La Lettre de l’administrateur CGT ». Les dernières lettres sont disponibles sur l’intranet http://cgt.francetelecom.fr
Etre professionnellement engagés et socialement responsables pour promouvoir un management alternatif
Cher(es) collègues
La CGT a décidé de maintenir nos candidatures CGT pour le second tour du 10 novembre 2009. Peu enclins à la « peopolisation » du syndicalisme, nous préférons l’action à la dispersion médiatique et nous nous engageons à remplir la mission d’administrateur salarié avec toute la transparence nécessaire à la bonne compréhension de ce rôle par nos collègues.
Le dialogue social dans l’entreprise doit se poursuivre dans les commissions de négociations nationales et se décliner au niveau local. Il y a nécessité d’avoir une attitude responsable face aux enjeux sociaux dans le groupe France Telecom. C’est cette même responsabilité que nous entendons assurer au Conseil d’administration de France Telecom, dans l’optique de défendre les intérêts des cadres salariés dans la conduite des affaires, la gouvernance de l’entreprise et le partage des résultats.
L’ensemble du Conseil d’Administration doit comprendre que la situation a changé. Toute décision stratégique et financière doit être préalablement débattue, négociée.
Au fait des problèmes économiques, financiers et sociaux, s’appuyant sur les compétences des cadres experts qui nous font confiance et nous soutiennent, militants sur le terrain, nous nous engageons à dégager la disponibilité physique et intellectuelle pour assumer pleinement notre rôle au sein du Conseil d’Administration.
Votez CGT le 10 novembre, c’est un vote utile pour la défense des valeurs et des intérêts de tous les cadres de France Telecom
Laetitia KRUSZYNSKA et René BIGER
Les décisions prises en Conseil d’administration ont un impact considérable
La spéculation a plombé les comptes de France Télécom comme le montre le poids des aventures financières :
Mobilcom et licences UMTS : 12 milliards d’€uros,
NTL : 8,5 milliards d’€uros,
Orange UK et licence UMTS : 54 milliards d’€uros (y compris la reprise de la dette),
Global One/Equant : 11 milliards d’€uros.
Ces investissements financiers ont été faits en pure perte (Mobilcom, NTL) ou avec une rentabilité très faible (Orange, Global One/Equant).
Ainsi les 65 milliards d’investissements financiers hasardeux de France Télécom depuis 1999 ont conduit à plus de 40 milliards d’€uros de dépréciations des actifs.
Ces 40 milliards perdus représentent deux fois le coût du câblage de la France en FTTH et nous payons encore aujourd’hui les conséquences de ces choix financiers désastreux !
La CGT est souvent accusée d’être irréaliste sur ses revendications. Mais ce qui semblait idéaliste il y a un mois vient de se concrétiser grâce à la mobilisation et l’unité.
En effet, pour la première fois, la Direction accepte de geler les réorganisations et mobilité, on parle de recrutements et de ré-internalisation d’activité. Vous pouvez consulter le site www.cgt-fapt.fr et suivre « en direct avec la négociation ». La CGT estime que nous venons de connaître un mois historique dans notre entreprise. Les salariés de France Télécom, ont repris la main. Ils ont commencé à changer la donne. Pour la changer durablement, pour gagner une alternative économique et sociale à la situation actuelle, nous devons amplifier les mobilisations sous toutes les formes !
Redéfinir une vraie stratégie pour le groupe,
Construire une véritable stratégie économique et sociale,
Redonner un sens humain à la mission du manager,
Les perspectives de développement des activités dans le secteur des télécommunications existent. Réseau tout fibre optique jusque chez l’abonné, couverture très haut débit mobile, services et contenus, il y a la place pour une activité de croissance, générant des emplois stables, durables et qualifiés.
La stratégie qui vise toujours à mieux servir les grands actionnaires, au détriment du personnel devient ringarde et suicidaire. Les actionnaires salariés qui ne représentent que 3,5% du capital de l’entreprise et les petits porteurs sont relégués au rang de pourvoyeurs de liquidités sans pouvoir d’intervention.
Cette gestion à courte vue est néfaste pour l’avenir de nos emplois, nos conditions de travail, nos salaires ainsi que pour l’avenir de l’entreprise et du droit universel à la communication.
Cela se traduit déjà, année après année, par une véritable hémorragie dans les effectifs qui s’accompagne de dégradation des conditions de vie et de travail, de pression, de « placardisation », de mobilités forcées, d’objectifs irréalistes et souvent contradictoires, de missions temporaires et dévalorisantes en terme de compétences… Les richesses produites doivent être réorientées vers l’emploi, les salaires et le progrès social.
France Télécom est en bonne santé financière et atteint chaque année des records de gains de productivité et de profits comme cela a été confirmé, une nouvelle fois, par les résultats du 1er semestre 2009. Le choix hautement risqué et injustifié de reverser un acompte sur dividende de 0,6 €uros par action alors que dans la même période 2 957 emplois ont été supprimés dans le Groupe et que les investissements ont chuté de 18% va à contre sens de ce qu’il faudrait engager.
Les besoins en communication sont considérables et nécessitent une autre ambition que la seule confirmation des choix qui ont conduit à la crise financière, et qui servent aujourd’hui de prétexte à la remise en cause des emplois et des acquis des salariés des télécoms. En qualité de leader mais aussi de donneur d’ordre, le Groupe a un rôle à jouer pour dynamiser l’ensemble de la filière télécoms. Pour cela il est nécessaire de s’affranchir de la pression des marchés financiers sur le Groupe, d’investir de manière durable dans l’emploi qualifié et justement rémunéré ainsi que dans la recherche et développement, l’innovation afin d’assurer le développement des services par des investissements dans les infrastructures et les nouveaux services de télécommunications.
Le 10 novembre, pour contribuer à construire un autre avenir dans le Groupe FT, votez et appelez à voter CGT ! En savoir plus consultez le site internet www.ugict.cgt.fr. Nous contacter ufc@cgt-fapt.fr