Flash Cadres N°852

Métallurgie : la Convention collective tape dure

Dans la métallurgie, une Convention Collective Nationale a été signée le 7 février 2022 par le patronat dont l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM), la CFDT, la CFE-CGC et FO.

La CGT n’a pas signé car son contenu supprime un nombre conséquent de conquis sociaux et il diminue les garanties collectives au niveau national. Le but de cette nouvelle convention est de donner aux entreprises des outils flexibles pour négocier comme elles l’entendent, dans la droite ligne des lois Macron.

Elle couvre différentes thématiques : rémunération, contrat de travail, temps de travail, protection sociale. Le changement fondamental concerne les classifications. Elles étaient auparavant en lien avec les qualifications du salarié, elles seront désormais attachées à l’emploi tenu dans un poste de travail. En cas de risque économique, un salarié pourrait ainsi voir la classification qu’il avait précédemment diminuer suite à un changement d’emploi dans l’entreprise. Dans cette situation, le salarié aurait donc le « choix » entre accepter l’emploi avec un salaire réduit et être licencié pour motif économique.

Avec cette nouvelle classification, les diplômes, les qualifications et l’expérience des salariés ne seront plus reconnus. Cela rend caduque le statut cadre.

La CGT porte depuis longtemps la revendication d’une convention collective nationale pour tous les salariés de la branche, qui harmoniserait par le haut leurs droits quel que soit leur lieu de travail, métier et secteur d’activité.

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