Flash Cadres N°839

L’ADN de la CGT

Le 12 juin dernier, 150 rassemblements et manifestations ont été organisés dans tout le pays, à l’appel de 120 syndicats, partis politiques, associations, médias et collectifs, pour les libertés et contre les idées d’extrême droite. La CGT y était pleinement partie prenante.

« Ici nous sommes la République, ici nous portons les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité ! ». Cette formule a été reprise, nombre de fois, au sein du cortège parisien. Cela signifie que des millions de personnes aspirent à autre chose que la tribune des militaires aux relents putschistes, les différentes lois liberticides, la vidéo d’appel au meurtre du you-tubeur Papacito ou la chasse aux « islamo-gauchistes » des derniers mois. Le climat n’en est pas moins inquiétant. Les idées d’extrême sont banalisées, elles sont au centre du débat, et les mots et les valeurs sont complètement inversés. Ce sont les antiracistes, les gens de gauche, qui sont placés hors champ de la République. Il y a besoin de porter plus fort les questions économiques et sociales et de ne pas se laisser entraîner sur le terrain, de la sécurité, qui ne correspond pas aux premières exigences des citoyens. La première préoccupation des français est celle du chômage. La lutte contre le racisme est un enjeu syndical et c’est au travail que se construit la cohésion sociale. Il faut rassembler tous les salariés pour se donner les moyens de gagner de nouveaux droits, dont l’emploi, et les faire appliquer, de la même façon, pour tous. La construction de batailles collectives est aussi un enjeu pour gagner contre le racisme et les idées d’extrême droite.

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