Flash Cadres N°836

Le Télétravail oui, mais…

Après avoir été largement plébiscitée, surtout en ces temps de pandémie, l’organisation télétravail trouve maintenant ses limites. Des revendications de plus en plus fortes émergent, dont les compensations financières. Après un an en télétravail au domicile, il est beaucoup plus facile d’évaluer les augmentations de charges financières (chauffage, électricité, téléphone, matériel informatique…), mais aussi domestiques (préparation des repas, tâches ménagères…).

Soit les salariés ont les moyens de s’offrir des plats préparés et/ou une aide ménagère, soit le temps de travail (même s’il n’est pas lié directement au métier) augmente. Les pertes financières se situent aussi au niveau de la rémunération. Le patronat profite de l’absence de rapport de force, lié au collectif de travail, pour n’accorder que des augmentations salariales à la marge.

De plus, l’augmentation de la productivité n’est pas rémunérée. L’UNI estime que les entreprises économisent entre 4 et 5% de leur chiffre d’affaires grâce au télétravail. Il est temps que le monde des télétravailleurs s’organise et sorte du silence.

Les outils numériques ne peuvent pas être sous le seul contrôle du patronat, mais doivent aussi servir à la défense de l’intérêt des salariés. Des « push mail », des visios, des réseaux sociaux doivent pouvoir être mis en place afin que les salariés puissent s’exprimer et que leurs organisations syndicales puissent porter leur voix. C’est dans ce but que l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens CGT et l’Union Fédérale des Cadres de la CGT- FAPT ont mis des outils à disposition.

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