L’echo des techniques n°29 – Septembre 2021

Des miettes et de la souffrance

Du mois de mars jusqu’à aujourd’hui le dialogue social sur la réorganisation de la DO/DT a été le théâtre d’un jeu de dupe. Une pièce que Molière aurait pu écrire tant le ridicule des propositions de la Direction côtoyait une réalité poignante. Jamais la DT n’aura mis en place une organisation aussi destructrice d’emploi (-134 postes) et de dégradation des conditions de travail. Pour autant, jamais l’opposition syndicale (nous n’osons pas ici parler de front syndical) n’aura été aussi friable.

Le binôme CGT/SUD aura été le moteur de la contestation essayant, tant faire ce peu, de créer l’unité syndicale. Si FO a rejoint cette dynamique, les autres organisations syndi-cales se sont montrées beaucoup plus réticentes à mettre des grains de sable dans les rouages d’une Direction qui avance à marche forcée. Pire encore, l’attitude écœurante de la CFDT qui distribue au personnel, la veille de la mobilisation intersyndicale CGT/SUD/FO du 3 juin, un tract vantant les avancées des négociations qu’elle aurait à elle seule acquises !!!

Le seul instant ou l’unité syndicale a été créée fut le 3 mars lors de la présentation de la réorganisation de la DO lorsque la CGT suivi de toutes les autres OS a demandé l’ouverture de négociation sur l’accompagnement financier.

Sur le fond du dossier, seule la CGT, SUD et FO se sont prononcées en CHSCT pour une expertise externe, sur les conditions de la mise en œuvre de la réorganisation. Manifestement, tout en disant défendre le personnel, les autres organisations syndicales auront préféré ne pas froisser la Direction.

Vous trouverez dans ce journal la résolution adoptée par ces mêmes représentants lors de la présentation de cette expertise au CHSCT du 26 août. Elle est la synthèse de l’ensemble des points mis en exergue par l’expertise.

La répartition des organisations syndicales est la même lorsqu’il s’agit d’engager une procédure judiciaire pour dénoncer l’irrespect des résolutions prises par le CHSCT à l’encontre de la DT. Là encore, les exigences des organisations syndi-cales n’ont rien d’excessives. Il s’agit juste de faire respecter la réglementation.

A la CGT nous pensons qu’il est indispensable que tous et toutes marchent dans le même sens pour préserver nos emplois, nos conditions de travail et acquérir de nouveaux droits.

C’est dans les actes que le personnel doit juger ses représentants et non pas sur les propos de certaines organisations syndicales qui bien que pertinent ne sont pas suivi d’effet et qui, in fine, ne marquent pas leurs désaccords par leurs votes en CT et CHSCT.

En signant les accords de mise en œuvre, ces OS valident de fait les positions de la direction avec toutes leurs régressions et toutes les incohérences que tous ont pu dénoncées.

→ Qui votera contre la mise en œuvre de la réorganisation DO/DT et ses 134 postes supprimés lors du CT du 16 septembre ?

→ Y aura-t-il un vote contre unanime de toutes les organisations syndicales comme pour la réorganisation de 2015 avec ses 91 postes supprimés ?

→ Ou verra-t-on l’abstention d’une organisation syndicale réformiste comme en 2018 lorsque le représentant de la CFTC/CGC/UNSA s’était abstenu permettant à la Direction de valider et de mettre en œuvre sans délai et sans modification son projet de réorganisation malgré les 105 postes supprimés ?

A savoir pour la mise en œuvre immédiate de la réorganisation
1 seule abstention suffit !

Pour la CGT, il n’y a aucune ambiguïté, au vu de la résolution du CHSCT (en page 3), du nombre toujours croissant de postes supprimés, de l’absence de projet d’avenir pour la DT et de la minceur de l’accompagnement, nous voterons contre !!!

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Sommaire

page 1:  L’édito : Des miettes et de la souffrance – Le chiffre : 2,11 %

page 2: Suite de l’édito

page 3: Résolution adoptée par le CHSCT

page 4: Les brèves