Accès à la communication : un lien social primordial !

Dans cette période de crise sanitaire, le besoin de Communication se fait encore plus ressentir, et la question du droit à la communication se pose, surtout là où les usagers rencontrent des difficultés d’accès ou faute de moyens ne peuvent y accéder. Les exemples malheureusement ne manquent pas : pas d’équipement ou absence de réseau qui ne permet pas d’imprimer la dérogation de déplacement, les devoirs des enfants, de joindre un proche ou tout simplement se faire dépanner dans l’urgence…

Cela démontre encore et toujours à l’exemple de la santé, que les activités télécoms sont indispensables pour assurer et garantir la réponse aux besoins des citoyens (communiquer, accès à l’information, divertissement…) et le bon fonctionnement des services de l’État (enseignement à distance), du secteur de la santé, des collectivités, des entreprises (télétravail). De plus de nombreux accès à des services essentiels ont été dématérialisés, impôt, chômage, énergie, éducation (Postbac, Pronote…)… qui ont conduit à rendre l’accès aux télécommunications incontournable.

L’accès à la communication permet de conserver un lien social primordial.

Ces activités constituent un des pans essentiels du droit à la communication qui se doit de se développer partout, pour toutes et tous, dans le cadre d’une réelle égalité de traitement des usagers que l’on soit particulier ou entreprise.

L’ensemble des salariés notamment, des entreprises du secteur des telecommunications, sont mobilisés dans la période, parfois sans protection pour répondre aux besoins essentiels de la population, en s’assurant du bon fonctionnement du réseau, en créant les conditions que chaque citoyen puisse avoir un accès téléphonique et internet, et pouvoir conseiller les usagers pour qu’ils puissent communiquer, s’informer….

Chaque salarié est mobilisé pour effectuer son travail et répondre à l’ensemble de ces besoins de 1ère nécessité. C’est pourquoi dans cette période de crise sanitaire, ils demandent que les activités soient réduites à l’essentiel et que toutes les mesures soient mises en place pour protéger leur santé, celle de leurs proches et de celles et ceux qu’ils côtoient quotidiennement dans le cadre de leur travail.

Or dans beaucoup d’endroits ce n’est pas le cas et notamment chez les prestataires.

Pour la CGT tous les salariés quelle que soit leur entreprise font le même travail et doivent avoir les mêmes droits et garanties.

Malgré la situation, gouvernement et patronat poursuivent leur logique et font passer leurs intérêts économiques en 1er plan au détriment de la santé et de la sécurité des salariés et des populations. Qu’ils soient salariés d’entreprises donneuses d’ordres, des maisons mères, des filiales ou de la sous-traitance, ils contribuent au bon fonctionnement du service et des activités de Télécommunications.

Leur préoccupation est de bien faire le travail avec les moyens dont ils disposent qui sont largement insuffisants pour répondre réellement aux besoins des populations.

Ils ne bénéficient ni des mêmes droits et garanties, selon l’entreprise dont ils sont issus, ni le même accès aux dispositions permettant de garantir leur sécurité dans le contexte actuel. Pour certains, ils sont contraints d’effectuer leur activité sans protection sous peine d’être licenciés, qu’ils soient techniciens, téléconseillers, vendeurs en boutiques, services “arrière” … alors même qu’ils ne bénéficient d’aucun moyen de protection, que des lieux de travail ne sont pas désinfectés, que l’accès au télétravail leur est refusé….

Pourtant, toutes et tous, qu’ils soient techniciens d’Orange, SFR, Sogetrel, Circet, d’un centre d’appels de Téléperformance, Yzee, d’un accueil physique de SFR, de la GDT… contribuent à ce besoin essentiel que représente la Communication. Comment vivrions nous en l’absence du travail de ces salariés ?

L’appropriation publique des activités des télécommunications est une urgence sociale dans ce contexte qui permette de prévenir et d’anticiper une situation telle que nous la connaissons aujourd’hui !

La mise en place des ordonnances, dont le but est de s’attaquer aux droits des salariés, ne ferait qu’aggraver cette situation.

Des mesures doivent être prises pour repenser la politique industrielle et le modèle social notamment par l’arrêt immédiat du dumping social. Il est urgent de répartir autrement les richesses, c’est ce qu’a demandé la CGT en interpellant les directions notamment pour qu’elles annulent le versement des dividendes.

La CGT demande de mettre en œuvre une politique d’appropriation publique des activités postales et de la télécommunication afin de permettre l’accès à toute la population sur l’ensemble du territoire à tous les produits, services, contenus, et moyens de communication, y compris les plus modernes à un prix abordable, respectant la péréquation tarifaire avec une véritable qualité de service rendu.

Cette exigence s’accompagne du développement de l’emploi avec des droits et garanties de haut niveau pour l’ensemble des salariés du secteur.

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