Le PDG de CHRONOPOST s’est exprimé : Allez-y les gars ! Le business d’abord

Notre Président a communiqué à toute l’entreprise hier jeudi 20 mars. Il nous informe qu’on doit continuer à tout livrer, qu’il n’y aura pas de restrictions aux seuls produits vitaux comme demandé largement par les salariés et les syndicats dont la CGT. Cela au nom de l’intérêt économique du pays. Il ajoute que les mesures de protection seraient suffisantes et que par conséquent, le droit de retrait ne serait pas valable (et qu’en plus notre ministre de l’économie l’a dit s’agissant des postiers !).

 

MAIS POUR QUI NOUS PREND-ON?

Les salariés ne sont pas dupes et leurs très nombreux témoignages aujourd’hui en sont
la preuve. Alors que d’un côté, on durcit les consignes de confinement déjà très strictes,
qu’on met des amendes à tout va, qu’on ferme les plages et bientôt qu’on interdit les
footing, on pourrait, d’un autre coté, envoyer des armées de livreurs chaque jour sur tout
le territoire sans aucun risque d’un point de vue sanitaire ?

Mais si Chronopost était réellement capable de nous protéger efficacement, pourquoi les
autres entreprises ne le feraient-elles pas pour rester ouvertes? Pourquoi la majorité de
la population est confinée chez elle? Il ne faut pas prendre les salariés pour des
imbéciles, on n’est plus au 19ème siècle où on pouvait facilement manipuler les foules car
elles n’étaient pas ou mal informées. La vérité c’est qu’on est en quelque sorte sacrifié
parce que l’enjeu économique, pour eux, passe avant l’enjeu sanitaire et humain. Qu’ils
aient le courage et l’honnêteté de l’assumer, on mérite au moins ça !

Les salariés nous le disent et ils sont responsables : Ils sont prêt à continuer à condition de restreindre l’activité aux seuls produits vitaux (médical et produits associés, alimentaire). Depuis le début de cette crise, c’est la revendication exprimée par la CGT pour protéger les salariés qu’ils soient moyens propres ou sous-traitants car nous avons bien conscience de l’utilité vitale à assurer les livraisons dans les domaines médicaux et alimentaires.
Pour la CGT c’est la seule attitude raisonnable et surtout responsable. Et si la direction s’entête, les salariés seront évidemment légitimes à utiliser leur droit de retrait pour pallier l’irresponsabilité de nos dirigeants dont l’obligation première, rappelons-le, est la protection de la santé des salariés !

Entre l’économie ou l’humain, choisissez votre camps, la CGT, elle, l’a choisie.

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