La Poste n’applique toujours pas les mesures qui s’imposent

La Poste a annoncé que les postières et les postiers ne travailleront pas ce samedi.

Alors que depuis lundi, c’est une immense pagaille : d’un côte le Président de la République dit aux français de rester confinés chez eux et de faire du télétravail, de l’autre le Ministre de explique que l’économie doit tourner à tout prix et envoie tous ceux qui ne peuvent pas télétravailler, au casse-pipe sans aucune mesures de protection. Aucune directive claire n’a été donnée, aucune préparation pour anticiper cette grave crise sanitaire. Les postiers ont été livrés à eux-mêmes sans matériel de protection, sans « mesures barrières ». Depuis le début de la semaine, les menaces de sanction pleuvaient si les agents ne distribuaient et ne préparaient pas TOUT le courrier… Voilà qu’on assiste à un virage à 180 degrés de la part du PDG et du directeur de la BSCC : aujourd’hui samedi on ferme.

Même si les postiers vont apprécier de souffler samedi et de rester en famille, il n’en demeure pas moins que les postiers sont exposés depuis le début du confinement.

Plusieurs cas avérés et suspectés sont déclarés, bien souvent là encore les dispositions ne sont pas prises à la hauteur, pas de fermeture de site !

Les pressions exercées par La Poste sur les salariés qui décident individuellement et collectivement de faire valoir leur droit de retrait sont quotidiennes (absence irrégulière, réquisition, retrait de congés, etc….)

Pour la CGT, il faut absolument :

> assurer la sécurité des agents et de la population

> organiser et prioriser les flux et les activités pour assurer tout ce qui est essentiel (matériel médical, ordonnances, médicaments…) et de permettre à ceux qui en ont besoin de retirer de l’argent.

Car, comment vont faire ceux qui attendent une ordonnance vitale ? Comment vont faire ceux qui attendent des médicaments ? Comment vont faire ceux qui n’ont d’autre choix que d’aller au bureau de poste pour retirer de l’argent ?

La Poste privatisée s’en moque. Les consignes du Siège ont été claires toute la semaine : prioriser les flux d’Amazon et des Plate-formes en ligne à n’importe quel prix. Peu importe la santé des agents. Le fric, le fric. Tout pour le fric. Ils en sont devenus complètement malades. Une maladie malsaine et mortifère comme ce virus.

Partout, sur l’ensemble du territoire, les militants CGT sont intervenus pour protéger les collègues et organiser l’essentiel, la direction en étant elle incapable.

Cette grave crise doit ressouder la grande famille des postières et des postiers autour de ce qui nous lie quand nous avons prêté serment et quand nous nous sommes engagés pour faire vivre ce grand service public.

Nous avons ces derniers jours assistés à la débâcle de La Poste privatisée. Cela ne peut plus durer.

Comme pour l’hôpital, l’énergie, les transports, les télécom, la propreté, le nettoiement et l’alimentation, il en va de notre sécurité à toutes et tous.

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