Entre business et communication d’entreprise, la santé des postières et des postiers en danger !

Pour la CGT FAPT, la santé et la sécurité des agents ça n’a pas de prix ! Même si dans certains endroits les mesures barrières sont prises pour garantir la sécurité des postières et des postiers, pour la CGT il reste encore beaucoup trop d’endroits où ce n’est pas le cas. Quelques exemples : les PIC (Plate forme Industrielle de Courrier) de Toulouse, Rennes, Poitiers, Bordeaux, Tours, Saint-Gibrien, Gonnesse, Grenoble…Et bien d’autres, sans compter les inadmissibles comportements menaçants visant à obliger les personnels à travailler, coûte que coûte, au mépris de leur sécurité.

Pour la santé, La Poste est clairement en infraction quand à son obligation de résultats en matière de santé et sécurité de ses salariés.

Une obligation qui pour la CGT concerne à la fois les agents de la maison mère et leurs collègues de la sous-traitance.

D’évidence, sur le terrain c’est la tentation de poursuivre le business qui domine.

Dans ce cadre, la volonté affichée de dialogue social ne résiste pas là encore à la réalité du vécu sur le terrain.

Ainsi, unilatéralement, les directions convoquent les CHSCT, soudain redevenus utiles
à leurs yeux, mais pour leur demander d’avaliser les organisations du travail mise en place unilatéralement et ainsi se couvrir des conséquences prévisibles de ces organisations qui ne garantissent même plus les 4 missions de Service Public qui sont, pour rappel :

  • Distribution de la presse 6 jours sur 7
  • Distribution du courrier 6 jours sur 7
  • Accessibilité bancaire
  • Aménagement du territoire

C’est également, dans la presse que les postières, postiers et la CGT découvrent que La
Poste vient de faire un don de 300 000 masques au ministère de l’intérieur. Une dotation qui n’a jamais été évoquée pour les postiers pourtant eux aussi exposés au quotidien au contact avec le public.

Tous les salariés exposés devraient être équipés en masques, les postières et postiers aussi !

Depuis le premier jour, la CGT FAPT n’a eu de cesse d’alerter sur le versement mensuel des prestations sociales qui commence la semaine prochaine.

A quelques heures de ce rendez-vous vital pour des milliers de personnes, les plus précaires, qui vont se rendre comme chaque mois à La Poste pour percevoir leur argent, la direction de La Poste est toujours dans l’incapacité de répondre à une question simple posée par les agents pour qui c’est une préoccupation première : Comment assumer la forte affluence prévisible dans un nombre de bureaux restreints et comment le faire dans de bonnes conditions de protection et de sécurité pour tout le monde?

Aucune réponse aux propositions concrètes faites à multiples reprises par la CGT en la
matière. Il s’agit là véritablement d’une mission essentielle et vitale pour la population, bien plus vitale que de continuer de proposer des offres commerciales de services comme Chronopost.

Chaque heure, chaque jour qui passe dans ces conditions aggrave la situation sanitaire des postières et postiers comme le montre chaque jour les exemples de collègues atteints du virus.

La CGT continue de revendiquer pour les postières et postiers des réponses claires en lien avec les missions de Service Public qui sont  attribuées au groupe et la santé et sécurité de tous les salariés du groupe.

La CGT FAPT a plus que jamais le souci de la santé et sécurité de tous les postières et postiers du groupe mais également le souci que soient assurées les missions essentielles du Service Public !

Pour la CGT, ce n’est pas par des opérations de communication que l’on soigne l’image de  La Poste, c’est par sa capacité à prendre  véritablement la mesure de la crise en s’affranchissant des objectifs financiers pour  préserver la santé des postiers. C’est d’abord au travers d’eux, de leur travail que La Poste  renforcera son image de Service Public.

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