Flash Cadres N°813

Pendant que le gouvernement s’emmêle, les Cadres se mobilisent !

Les mesures annoncées par le 1er ministre partagent les actifs en 3, les jeunes (nés après 2004) pour lesquels la réforme s’appliquerait dès 2022, les personnes nées avant 1975 qui seraient épargnés jusqu’à leur prise de retraite et les personnes d’âge intermédiaires dont la retraite serait calculée avec les nouvelles règles et les anciennes. D’ici 2037, ancien et nouveau régimes devront cohabiter. Ainsi, les régimes existants vont devenir déficitaires perdant les cotisations des entrants, comment seront alors garantis les droits des salariés et retraités dans ces systèmes et durant les 15 ans de transition jusqu’en 2037 ? Le minimum contributif de 1000 €/mois serait mis en application en 2021, or, il est déjà de 967€ et devrait être de 85% du SMIC (1023€) selon la loi de 2003, mais le gouvernement a refusé qu’il s’applique dès 2019 aux agriculteurs ! Les mesures de compensation de la pénibilité restent très limitées car le départ pourra être, au mieux, avancé de 2 ans avec un dispositif individuel compliqué. Les femmes seront toujours les grandes perdantes, notamment avec la confirmation des reculs sur la réversion et les droits familiaux.

Pour les cadres, la prise en compte de toute la carrière pénaliserait les carrières souvent ascendantes. 10% des cadres ne cotiseraient plus sur l’ensemble de leur salaire, une perte de droits pour les intéressés, mais aussi pour le système par répartition privé de cette part des cotisations (environ 3 milliards/an). La compensation des périodes de chômage, maladie, maternité,… serait renvoyée à un financement par l’impôt, avec un risque de plafonnement et de conditions de ressources… Sans aucune prise en compte des années d’études, l’allongement de la durée de travail est confirmé ! Cerise sur le gâteau le gouvernement légiférerait par décrets et ordonnances… D’autres raisons pour se mobiliser ? 

FC813