Le conseil d’administration adopte la nouvelle stratégie financière

La CGT vote pour le service public et le bien-être des postiers

Le 20 juin 2019, le conseil d’administration du Groupe La Poste a été consulté sur le projet « Mandarine » de désengagement de l’État du capital de La Poste.

Par son vote, la CGT s’est opposée à cette évolution du capital qui entraînerait une prise de contrôle du Groupe à 66% par la CDC (caisse de dépôt et consignation), l’État devenant minoritaire avec 34% des parts, car il s’agit en réalité d’une nouvelle étape importante qui serait franchie vers la privatisation du Service Public Postal.

La direction de La Poste et le Gouvernement, promoteurs de cette casse, accompagnés malheureusement par plusieurs organisations syndicales, mettent en avant l’intérêt de l’entreprise et in fine des postiers, le besoin d’argent pour investir et se développer, l’ambition de créer une banque assurance de premier ordre…

Des paroles qui n’engagent qu’eux-mêmes et qui masquent d’autres réalités.

Comme le milliard d’euros empoché par l’État par ce Monopoly financier pour mettre en œuvre sa politique d’imposture sociale et de cadeaux pour le patronat, ou encore les projets d’acquisitions à l’international dans le domaine du colis et de la logistique. Mais aussi l’investissement en masse dans la prise de contrôle et la monétisation d’activités de service public dans le domaine de la santé et des services à la personne, menaçant l’avenir d’autres salariés et Services Publics.

Derrière les tours de passe-passe dignes d’un Monopoly, se trouve une modification en profondeur de la finalité de la stratégie du groupe et de ses activités. C’est clair qu’une fois de plus ces choix capitalistes de privatisation du groupe la Poste ne visent qu’a offrir ce secteur indispensable à la vie sociale et économique, aux spéculateurs et aux rapaces de la finance.

Cette stratégie est actuellement contestée par la majorité des postiers et par la population victime de ces choix. Pour preuve, les nombreuses luttes gagnantes qui touchent plusieurs départements.

Ces luttes s’opposent:

  • Aux fermetures accélérées de bureaux de poste
  • À l’amplification du recours à la sous-traitance
  • Aux réductions d’horaires d’accueil
  • À l’aggravation des conditions de vie et de travail des postiers,
  • Aux fermetures de sites avec des licenciements comme dans les entreprises Viapost Logistique Connectée, Docapost… et une généralisation de la précarité de l’emploi !

Pour la CGT, le projet Mandarine ne met pas fin à la lutte pour le service public postal, il ne la rend que plus nécessaire !!  La CGT appelle à l’amplification des luttes pour le développement du Service Public, de l’emploi et des salaires. Le Service Public Postal appartient aux salariés et Usagers ! C’est ensemble, que nous devons décider de son avenir, pour construire le Service Public Postal du XXIème siècle dont nous avons besoin .

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