Flash Cadres N°804

L’espoir à l’horizon

Avec une participation un peu plus élevée qu’annoncé, les dernières élections européennes dessinent un paysage politique qui interpelle tous les acteurs sociaux.
L’impasse d’une consigne transformant le scrutin en référendum « anti Macron » apparaît comme l’un des principaux enseignements d’un vote enracinant l’extrême droite à la première place. Mais ce constat n’est pas détachable du faible écart avec la liste se réclamant du gouvernement et des résultats faméliques des autres listes se déclarant d’opposition. Cette bipolarisation à peine atténuée par une sensibilité environ-nementale, semble dans l’immédiat profitable au pouvoir en place et au patronat qu’il représente. Elle porte surtout en germe, par son incapacité à répondre aux attentes sociales et par ses atteintes aux libertés publiques, tous les ingrédients favorables à l’extrême droite. Le niveau inédit des inégalités et de la violence sociale engendre une désespérance et un dégoût du politique qui ne se cantonnent plus à l’abstention massive. Une à une, ce sont des digues qui se rompent à tel point qu’il appartient plus que jamais à tous les acteurs sociaux en responsabilité, militants syndicaux, cadres, ou les 2 à la fois, de ne pas baisser la garde face aux fascistes, et de le dire haut et fort. Ne nous trompons pas, la responsabilité des organisations syndicales dans ce moment est de proposer des initiatives de mobilisation et d’expression de toutes les revendications.
Affirmer à l’occasion du centenaire de l’Organisation Internationale du Travail, le 17 juin prochain, que l’heure est à la construction de propositions sociales alternatives signifie aussi dans nos entreprises que leurs dimensions multinationales donnent au syndicalisme un horizon au-delà de toutes les frontières.

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