LBP: Allégeons les dividendes des actionnaires

Une nouvelle fois, le patron de LA BANQUE POSTALE a montré le peu de considération qu’il a pour les salariés et fonctionnaire de l’entreprise.

L’annonce cavalière, dans un article du journal les échos du 26 février, de Rémy WEBER, présentant les suppressions d’emplois dans les années à venir, comme une projection positive pour la banque postale n’est ni rassurante, ni acceptable pour les salariés.

Exposer le non remplacement des départs à la retraite comme une baisse de charge, sans mettre en regard les besoins de ressources humaines pour le développement pérenne de l’activité n’est pas de nature à rassurer. Surtout qu’il n’est pas sans savoir que le manque d’effectifs au niveau de la force de vente dans les bureaux de poste à plombé les résultats à l’été 2018.

Ces déclarations dans le cadre de l’intégration de la CNP dans le Groupe la banque postale, n’ont qu’un objectif, celui de rassurer les actionnaires et ainsi obtenir le feu vert de l’AMF sans avoir besoin de passer par une OPA.

Cette situation dans un contexte plus large où le secteur a vu disparaître 700 000 emplois en 15 ans au niveau des postes européennes. Où La Poste accélère la marchandisation des services publics en élargissant toutes les offres de services, y compris celles confiées à des administrations publiques, inquiètent les salariés.

Si les actionnaires peuvent être rassurés par de telles déclarations, les salariés dans la perspective du rapprochement avec la CNP condamnent la seule logique de la recherche maximale des gains de productivité et de rentabilité financière immédiate.

La CGT ne peut laisser cette déclaration sans suite. Cette expression génère stress et inquiétudes au niveau du personnel.

La construction de l’avenir de La Banque Postale doit être travaillée avec tous les acteurs dans la perspective d’un PÔLE FINANCIER PUBLIC répondant aux besoins sociaux des populations comme le propose la CGT.

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