Flash Cadres N°772

Pour les cadres, pas de renoncement !

Lorsque les frimas de l’Automne s’installent, ils ne dessinent pas seulement des limbes autour des cortèges de manifestants dits « traditionnels », ils marquent surtout la réalité d’une continuité dans les attentes sociales insatisfaites. Nos collègues en charge de la responsabilité d‘un service le rappellent à l’envi : c’est le moment où l’on est comptable d’une communauté de travail ou d’une sphère d’autonomie au bord de la rupture. Il n’y a rien dans ce constat qui ne laisse de place aux variations saisonnières ! En effet, alors que le processus de luttes contre les ordonnances Macron vient de marquer une nouvelle étape ce 16 novembre, la conflictualité dans les entreprises de notre secteur reste non seulement visible mais réinterroge les cadres sur leur perception de cet affrontement social.
Les exemples de grèves à La Poste à la distribution sont signifiants car ils placent l’encadrement de proximité dans une nécessité de dialogue sans réels moyens d’apporter du contenu. Pour les directions territoriales ou de métiers, laisser les cadres livrés à eux-mêmes devient la règle ! Et que dire des plans dits de « continuité de service » érigés en plans de communication et d’une logique économique désastreuse ? Les cadres « désignés volontaires » se retrouvent alors dans ces circonstances aux marges de la légalité et des règles les plus élémentaires de sécurité.
La débauche de moyens utilisés dans ces exemples par La Poste ne peut qu’interroger lorsque l’on rappelle que les origines de ces conflits sont souvent liées à la difficulté des salariés à accomplir leurs missions au regard d’organisations qu’ils jugent déficientes.
Faire entendre une parole alternative, exiger la prise en compte de la part contributive des cadres, cela reste pour l’Union Fédérale des Cadres la première exigence si l’on ne veut pas se résigner à l’étau social dans lequel nous enferment nos directions.

FC772