Flash Cadres N°735

Stop à la répression syndicale !

Alors que l’on assiste à une offensive tous azimuts contre les droits et garanties collectives dans le monde du travail, le détricotage de conquêtes sociales, quand ce ne sont pas des attaques frontales, la répression syndicale franchit un cap supplémentaire après la condamnation de syndicalistes en première instance à de la prison ferme.

Au delà de la solidarité avec les 8 militants de Goodyear, la CGT pose la question d’un processus cohérent d’attaques contre le monde du travail. Ne pas considérer dans le cas présent qu’un protocole de fin de conflit avait amené au retrait de plaintes individuelles témoigne d’une volonté revancharde d’instrumentaliser la justice. Or la mise en perspective de la situation de l’entreprise, ses profits construits sur la délocalisation, la casse sociale, et l’indulgence concernant la fraude fiscale et sociale donnent l’impression d’une stratégie où le cynisme est le fondement et le choix de la répression une méthode.

Comment entendre que la parole de notre pays fut autrefois celle de la solidarité avec tous ceux qui luttaient, avec les « syndicalistes emprisonnés » ? Peut-elle encore, comme au Mexique en 1981, affirmer que partout « la Liberté vaincra » ?

La mobilisation qui se construit partout et bien au-delà de la seule CGT, à l’occasion de la journée du 4 Février, se poursuivra pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear et l’arrêt de toutes les atteintes au droit de revendiquer.

 

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