Le capitalisme à l’amende, gagnons un service public de la communication

L’autorité de la concurrence vient d’infliger à des ENTREPRISES DU SECTEUR DES ACTIVITES POSTALES ET DE TELECOMMUNICATIONS des sanctions record qui dépassent le milliard d’euros qui vont directement intégrer les caisses de l’état.

  • 672 millions d’euros à l’encontre de vingt entreprises de la messagerie express pour s’être concertées sur leurs hausses tarifaires :

Alloin, BMVirolle, Chronopost, Exapaq (devenue DPD France), Ciblex, Dachser France, DHL Express France, FedEx Express France, Gefco, Geodis, GLS France,  Heppner, Lambert et Valette, XP France, Norbert Dentressangle Distribution,  Normatrans, Schenker-Joyau (devenue Schenker France), TNT Express France, Transports Henri Ducros, Ziegler France

  • 350 millions à l’encontre d’Orange pour des pratiques jugées anticoncurrentielles.

Pour bien mesurer la hauteur des sanctions, le groupe La Poste via Geopost a investi 17 millions d’euros sur une nouvelle mécanisation dans une de ces filiales, sur le Hub Chronopost  de Roissy  ou travaillent plus de 200 salariés.

L’amende de 99 millions d’euros infligé à Chronopost, c’est 5 fois l’investissement réalisé sur le site de Roissy.

Sans oublier les 45 millions d’euros d’amende supplémentaire pour DPD France (ex Exapaq) une autre filiale du groupe La Poste.

Cette situation est la conséquence, fruit de plusieurs années de déréglementation du secteur et d’une gestion capitaliste, des entreprises poussées a sont paroxysme au détriment de l’emploi stable, des salaires, des conditions de travail et de la qualité de service rendu aux usagers.

D’ailleurs, le PDG d’Orange, a rapidement réagi à cette annonce, affirmant « avoir depuis longtemps placé une provision  largement suffisante pour la couvrir… L’opérateur ayant prévu en amont une telle amende…. ». Orange a d’ailleurs annoncé que l’entreprise ne ferait pas appel de cette décision !

En réalité, il s’agit d’un véritable gâchis, ces sommes colossales produites par le travail des salariés auraient été beaucoup plus utile dans le cadre du développement du service public pour répondre aux besoins des populations, résorber la précarité, créer des emplois, augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail.

Pour la CGT, cela pose avec force la question de droits nouveaux pour les salariés et leurs Organisations syndicales permettant l’intervention des salariés dans les prises de décisions et les choix stratégiques des entreprises.

Pour la CGT, d’autres choix sont possible et indispensable il faut redonner du sens et du contenu au travail réorienter sa finalité  qui aujourd’hui sert uniquement  les exigence des actionnaires alors que les moyens existent pour le développement de la distribution des colis le jour même ou à j+1 dans le cadre d’un service public qui se donne pour objectif de répondre aux besoins de la population avec des tarifs abordables pour tous.

Des moyens existent pour  le développement du très haut débit par la fibre optique sur tout le territoire.

La CGT appelle l’ensemble des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication à se mobiliser pour porter ces exigences et pour exiger des réponses immédiates à leurs revendications dans le cadre d’une autre répartition des richesses produites par le travail des salariés.

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