SERVICE PUBLIC DE LA COMMUNICATION, une exigence d’avenir

En 2014 La Poste réalise un chiffre d’affaires de 22,163 milliards d’euros, (soit + 2,1 % des prévisions budgétaires) et un résultat d’exploitation de 719 millions d’euros. Ce résultat est lié à une accélération des suppressions d’emploi. Après 90 000 emplois supprimés en 10 ans, 6 864 emplois ont été supprimés en 2014 entraînant de fait d’incessantes réorganisations.

A Orange, le choix de la finance au détriment de l’emploi et de la proximité sur tout le territoire : – 5 942 emplois dans le monde dont – 3 509 en France et – 1 728 Pologne. En France compte tenu de la pyramide des âges si l’on prend en compte la période 2012 à 2018 ce sont 25 887 personnes, soit un quart du personnel qui devrait partir; du jamais vu ! Les 1 900 embauches prévues en 2015 et 2016 sont loin du compte.

Toutes les entreprises de notre secteur préfèrent affaiblir leurs réseaux de distribution en fermant massivement leurs accueils physiques sans raison économique valable et sans tenir compte des besoins et attentes des clients ou usagers (proximité, conseils, démonstration, assistance..). C’est le cas à La Poste, à Telandcom ou la GDT à  SFR, à Orange ….

Parler de service public de la communication,

→ c’est parler de l’intérêt général, de l’utilité publique.

Parler de service public de la communication,

→ c’est poser la question d’un besoin vital.

Les nouvelles technologies rendent aujourd’hui possible l’interpénétration d’activités historiquement différenciées. Avec l’arrivée du numérique, toutes les entreprises ont vu là, une opportunité de réduire leurs «coûts » et d’optimiser leurs productivités (réorganisations, réduction des effectifs, dumping social…) À l’heure de la révolution de l’information et de la connaissance, les nouvelles technologies doivent conduire à la démocratie, au progrès social.

La privatisation des Télécoms a vu s’accroître l’inégalité d’accès selon les territoires. Les luttes menées par la population, les élus et la CGT dans des départements a permis qu’une loi soit votée pour au minimum garantir le maintien d’un service universel de téléphonie fixe, ce qui est une nécessité économique, sociale et politique, C’est un encouragement pour aller plus loin vers le déploiement en très haut débit sur tout le territoire.

Des services publics forts sont indispensables à toute alternative à l’austérité et à tout projet d’avenir, si on veut :

  • Assurer l’accès effectif aux droits, la mise en œuvre des solidarités, une juste répartition des richesses crées par le travail.

  • Faire prévaloir l’intérêt général, l’égalité des femmes et des hommes et l’Humain sur les intérêts particuliers.

  • Mettre en œuvre, à l’opposé de l’actuelle réforme territoriale, un aménagement équilibré du territoire.

  • L’égalité des citoyen-ne-s, un renouveau de la démocratie.

Lire le tract