La Poste et France Télécom

Dans les mesures prévues par le projet de loi Woerth sur les retraites, deux dispositions mettraient à mal le service actif : le recul de l’âge de départ en retraite de 55 à 57 ans et la nécessité d’avoir 17 années en service actif au lieu de 15 actuellement.
Ces dispositions s’ajoutant à celles de 2003 (allongement de durée de cotisations, décote et les conséquences des promotions sur la limite d’âge, …), ne visent dans les faits qu’à rendre caduque le service actif.
Ces éléments ne sont que quelques exemples de ce projet de loi inique que la CGT combat.
Pourtant nombreux sont parmi les laudateurs du projet gouvernemental, ceux qui jugent nécessaire de tenir compte de la pénibilité, car les statistiques sont claires, l’espérance de vie n’est pas la même à 60 ans, et encore plus après, en fonction de la pénibilité du travail.
Toutefois le projet gouvernemental ne veut pas de reconnaissance collective de la pénibilité. Ainsi par exemple le service actif dans la fonction publique est lié à un emploi ou un grade, (par exemple les lignes à France Télécom ou les centres de tri à La Poste, ou le grade de préposé).
La reconnaissance de la pénibilité se ferait sur dossier médical, ce serait plus une «pension pour invalidité bis». C’est pourquoi le gouvernement veut casser les repères collectifs et notamment le service actif.
Un gouvernement qui ne respecte pas ses engagements
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