UN MOIS D’AVRIL TRES OCCUPE

De nombreuses initiatives s’organisent sur l’ensemble du territoire.
La volonté de toute la CGT de faire du mois d’avril un mois très occupé se vérifie partout, à tous les niveaux et dans de nombreux services.

Sur les salaires et le pouvoir d’achat, plusieurs entreprises se retrouvent contraintes à lâcher du lest face aux mobilisations et aux luttes.

En Guadeloupe et à la Martinique, La Poste s’engage à verser 100 € à tous les postiers contractuels, et Chronopost versera 50 € à chaque salarié.

Au niveau national, La Poste est contrainte de rouvrir des négociations sur l’intéressement (dont la première plénière a eu lieu la semaine dernière). La CGT continue de revendiquer le versement de 400 € au titre des résultats 2008.

A France Telecom, les salariés ont gagné la non intégration de la part variable dans les minima salariaux.

A Orange, les salariés de l’entreprise étaient en grève le 21 avril pour l’augmentation des salaires. A Téléperformances Le Mans, ils sont en grève depuis deux jours.

Au courrier, pas un jour ne se passe sans qu’il y ait une grève et des luttes le plus souvent unitaires pour rejeter la sécabilité que La Poste tente d’imposer, et exiger de meilleures conditions de travail. Quelques exemples : en Eure et Loir, rassemblement de 240 facteurs le 16 avril devant la direction du courrier pour demander le retrait de la sécabilité, le maintien de la vente de quartiers, des moyens de remplacement ; dans le Maine et Loire à Brissac, les facteurs du centre courrier sont en grève depuis le 20 avril pour défendre leurs conditions de travail et un meilleur service rendu aux usagers ; Au Cannet et à Antibes (06) mobilisation contre la sécabilité et pour la création de tournées ; au Puy de Dôme préavis départemental le 27 avril ; en Seine St Denis grève unitaire les 7 et 14 avril.

Au niveau national, le processus de lutte en cours a conduit la direction du courrier à reporter la réunion de signature du projet d’accord déclinant le volet temps de travail de la loi du 20 août et accompagnant les réorganisations.

Concernant l’emploi, là aussi les entreprises de notre secteur ne font pas ce qu’elles voudraient ! A Paris 20 CDIS, après 4 mois de lutte, deux salariés sans papiers du ménage ont été réintégrés sur le site le lundi 20 avril avec signature de leur CDI à temps complet.

France Telecom s’engage à transformer les contrats précaires des salariés de Booster Game en contrat à durée indéterminée. Il y a déjà des dizaines de régularisations.

A La Poste, se sont des centaines de dossiers de reprise d’ancienneté de CDD que l’entreprise est contrainte de régulariser par la mobilisation active des contractuels.

C’est bien parti pour faire du 1er mai une journée d’action exceptionnelle, encore plus forte que les rendez-vous interprofessionnels précédents.

Toutes ces initiatives pour défendre l’emploi, les salaires, les conditions de travail, le service public permettent d’ancrer l’activité revendicative à partir des préoccupations concrètes dans les services et les entreprises, nourrissent le rapport de force et contribuent à amplifier le processus de luttes.

Les nombreuses adhésions réalisées témoignent que le personnel est en phase avec notre démarche.

Ces luttes et ces acquis sont à valoriser et à élargir partout pour gagner avec un engagement encore plus fort des syndicats départementaux, une implication plus large de tous les syndiqués , dont les nouveaux adhérents et une campagne de syndicalisation encore plus dynamique.
Partout, à tous les niveaux, la CGT avec les salariés, exigeons l’ouverture de négociations loyales et sérieuses pour répondre aux revendications du personnel.

Nous avons à poursuivre et amplifier le processus de luttes dans la durée, pour travailler à la réussite du 1er mai mais aussi pour faire du mois de mai un mois très occupé !

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