Communiqué Fédération Fapt : Cacophonie autour de la privatisation de La Poste

Une nouvelle fois, c’est par la presse que la CGT est informée de la publication d’un document de travail daté du 6 janvier, relatif à un projet de loi prévoyant la transformation de la Poste en Société Anonyme dont l’Etat détiendrait plus de la moitié du capital.

L’Etat et La Poste emploient toujours la même méthode : distiller des informations pour susciter des réactions.

Ce fut déjà le cas avec l’annonce de la privatisation, le 4 juillet, par le Président de La Poste, puis avec les conclusions de la Commissions Ailleret connues avant même que les travaux soient terminés, et encore avec l’annonce le 2 novembre, aussitôt démentie, de la suspension du projet par le porte parole de l’Elysée, puis le 18 décembre, avec l’annonce de la poursuite du projet par le Président de la République au cours d’un déplacement dans les Vosges, alors même qu’une réunion était prévue le lendemain avec les Organisations Syndicales.

Ainsi le gouvernement confirme sa fébrilité sur ce dossier.

Pour la CGT, les choses sont claires : c’est toujours ni privatisation, ni statu quo.
La mobilisation incessante des postiers, de la population et des élus pour assurer l’avenir du service public postal et des postiers ne se dément pas. Après le 23 septembre et le 22 novembre 2008, elle a connu une nouvelle ampleur avec la journée de grève et de manifestations, aux côtés de l’ensemble des salariés pour l’emploi, les salaires et les services publics le 29 janvier.

Ni le prétexte de la transposition de la directive postale européenne, ni celui de trouver les fonds nécessaires au développement de la Poste, ne peuvent justifier le changement de statut ni l’ouverture du capital quelles qu’en soient les formes.

La CGT FAPT voit dans ces manœuvres un encouragement à amplifier, sans attendre et sous toutes les formes, la mobilisation des postiers, de la population et des élus pour assurer l’avenir du service public postal et des postiers.

Elle appelle les postiers et leurs Organisations Syndicales à s’inscrire, dès maintenant, dans la préparation de la nouvelle journée d’action interprofessionnelle unitaire du 19 mars, à partir de leurs revendications, pour en assurer la réussite.

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