Cadres commerciaux : Halte à  la chasse aux sorcières

Les commerciaux GESCLI, COFI, COCLI, CHARCLI, CSP, CSI,… constatent jour après jour la dégradation de leur condition d’exercice professionnel. Les causes sont connues. Elles émanent de la déclinaison des choix stratégiques décidés par nos dirigeants qui sont mis en œuvre dans chaque établissement.

Par rapport à cette situation rappelons la réalité du contexte professionnel :

– Les commerciaux ne sont pas responsables des choix faits par la direction en matière commerciale (placement de certains produits plutôt que d’autres).

– Les objectifs et la méthode de calcul du commissionnement sont en parfaite contradiction avec la déontologie.

– La surcharge de travail administratif et la suppression des assistants commerciaux entraînent des erreurs de procédures et des manquements déontologiques dont nous ne sommes pas responsables.

– Nous ne sommes pas responsables des répartitions de portefeuille, pour lesquelles nous sommes mis devant le fait accompli.

– Nous ne sommes pas responsables du niveau des objectifs assignés qui ne sont jamais négociés.

– Nous sommes les mieux placés pour évaluer l’organisation du travail et la finalité du travail au quotidien.

– Prendre en compte les réalités du travail sont les conditions essentielles pour améliorer la qualité du service.

Face à cette situation les GESCLI, COFI, COCLI, CHARCLI, CSP, CSI,… dénoncent les conditions de travail et les pressions aux objectifs qu’impose la direction. Ces pressions empêchent d’exercer en respectant la déontologie de notre métier. Obligés de jongler entre des outils et procédures archaïques dont font parties les contrôles inopinés et les injonctions pour pousser la vente sur certains produits inadaptés aux clients nous sommes en permanence poussés à la faute. La multiplication des procédures disciplinaires et des sanctions prononcées servent à la direction pour réorganiser et réduire les effectifs.

Sortir de cette impasse impose de revoir la finalité de notre travail ainsi que les conditions d’exercice professionnel.

Il s’agit en particulier d’obtenir de la direction :

– Une approche « conseil » face au client plutôt qu’une approche « vente » qui conduit à la recherche d’un maximum de marge sur les produits pour satisfaire la direction.

– Plus de moyens humains et matériels pour pouvoir exercer nos responsabilités et répondre aux demandes des clients.

– Le retour aux règles déontologiques du métier : il s’agit de répondre aux besoins du client et non pas de vendre ce qui est susceptible de rapporter le plus à La Poste.

– La reconnaissance professionnelle de notre niveau de qualification à travers le niveau de salaire et de nouvelles marges d’autonomie et d’initiatives.

– L’arrêt de toutes les procédures disciplinaires engagées contre les commerciaux tant que les conditions d’exercice professionnel et notre contexte de travail n’auront pas été réévalués.

Nous vous invitons à signer et à faire signer la pétition mise à disposition par l’Union Fédérale des Cadres CGT.

Nous vous invitons également à rejoindre la CGT, comme l’ont fait 348 agents du Groupe de La Poste depuis le début de l’année.
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